‹ Histoire du peuple américain. États-UnisChapitre 105 sur 130 · EXAMEN COMPARATIF DKS COLONIES · texte numérisé non relu

EXAMEN COMPARATIF DKS COLONIES

dans la constitution des Étals-Unis, se trouve dans la troisième section de l'arlicle 6, ainsi conçue : « Aucune justiScatioa de croyance religieuse ne sera exigée comme aptitude à remplir aucune fonction publique ou poste de confiance dépendant des Élats-Unis. u 11 en est aussi question dans un des amendements à la constitution, passés subséquemment, et portant : n Le Congrès ne fera aucune loi pour établir une religion ou pour prohiber l'exercice d'aucun culte. »■■.

a En fait, les dispositions de la constitution n'empêchent pas les difîërents Ëtals de passer des lois établissant ou prohibant une religion, à leur discrétion. Cependant les treize Étals originaires accordèrent l'un après l'autre, la liberté de conscience aux Catholiques ; mais beaucoup d'entre eux leur refusèrent longtemps après, la jouissance des droits civils et politiques. Ainsi, c'est seulement depuis 1806, que les Catholiques sont dispensés du serment d'abjuration et d'obéissance au Saint-Siège, pour obtenir une fonction publique dans l'Étal de New-York. C'est depuis le i" janvier 1836 seulement, que dans la Caroline du Nord, on a supprimé la profession de foi protestante sous serment, pour devenir électeur et éligible. Dans le New-Jersey, la clause qui excluait absolument les catholiques de toute fonction publique n'a été abolie qu'en 1844. Enfin aujourd'hui même, c'est-à-dire quatre-vingts ans après la déclaration d'indépendance, l'État de New-Hampshire frappe encore les, catholiques d'incapacité politique en les écartant des emplois, malgré toutes les pétitions faites à plusieurs reprises, pour faire disparaître cette tache de leurs statuts'. »

Lorsque une haine de secte est si invétérée, on peut se rendre compte du rôle fanatique que jouait l'Église protestante partout où elle s'inféoda à l'État, et combien les institutions civiles et politiques durent se ressentir de cette déplorable association. Ajouterai-je pour terminer, que le

' Voir Conslitution de cet ÉUt, de 1792.

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