‹ Histoire du peuple américain. États-UnisChapitre 106 sur 130 · CARACTÈRE DES INSTITUTIONS · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DES INSTITUTIONS

Kew-llampshire si hostile encore aujourd'hui aux Catholiques, fait partie de la Nouvelle-Angleterre puritaine qui se sent prise après coup, d'une si grande ferveur pour l'émancipation des nègres, et qui ne songe pas encore à émanciper les blancs, quand ils ne sont pas protestants ! Rien ne peut mieux aémontrer l'inanité des programmes faut qu'on ne les voit pas franchement et laidement appliqués. Il faut que ces faits et ces considérations aient échappé à M. de Tocqueville pour qu'il n'en ait pas dit un seul mot, et nous ait laissé supposer que les Puritains avaient dit le dernier mot en matière de liberté religieuse.

De toutes les formes de gouvernement, celle de la Nouvelle-Angleterre était la plus républicaine, car la couronne d'Angleterre pendant longtemps, n'inlervînt en aucune façtin, dans le choix des gouverneurs et des membres de la législature. Tous les pouvoirs constitués relevaient de l'élection. Mais si de ces formes externes on pénètre dans l'oi^anisation intérieure, la remarque est toute différente : on voit partout en effet, la liberté supprimée ou paralysée, et des inégalités sociales et politiques se glissant même jusque dans les lois criminelles, et débutant par l'université. Ces réformes républicaines abritaient donc des institutions aristocratiques et despotiques, et n'offraient que l'hypocrisie du gouvernement populaire. (Voir 1" vol.)

Les provinces qui se rapprochaient le plus de cet arbilraire sans cependant que l'esprit de secte s'y mêlât d'une manière aussi impérieuse, étaient New-York, la Virginie, les Carolines et la Géorgie. L'intolérance jouait un grand rôle dans les deux premières, il est vrai, mais ce que repoussaient énergiquement les populations, c'était surtout le joug politique imposé d'abord par des Propriétaires de chartes qui ne leur laissaient que peu ou point de libertés , puis ensuite par la royauté dont l'administration n'était guère plus généreuse.

Quant a Rhode-lsland dont les pratiques gouvernementales

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