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Irois pouvoirs éfoicnt dislinds; l'impôt el l'armée ne se levaicnl ijuc du consentemenl des lords el des Communes, la monarchie représentative était trouvée et marchait : le temps, la civilisation et les lumières croissantes y auraient ajouté les ressorts qui hu manquaient encore, tout aussi bien sous l'influence du culte catholique, que sous t' empire du culte prolestant. Le peuple anglais fui si loin d'oblenir une extension de ses libertés, par le renversement de la religion de ses pères, que jamais le sénat de Tibère ne fut plus vil que le Parlemeiit de Henri VIII : ce Parlement alla jusqu'à décréter que la seule volonté du tyran fondateur de l'Église anglicane arâit force de loi. L'Angleterre fut-elle plus libre sous le sceptre d'Elisabeth, que sous celui de Marieî La vérité est que le Protestantisme n'a rien changé aux institutions : là où il a rencontré une monarchie représentative ou des républiques aristocratiques comme en Angleterre et en Suisse, il les a adoptées ; là où il a rencontré des gouvernements militaires, comme dans le <nord de l'Europe, il s'en est accommodé, et les a même rendus plus absolus, u
L'auteur parle ensuite des Étals-Unis devenus libres par suite de leur rébellion contre la mère patrie, protcsianle comme les colonies révoltées, et il dit que les États de l'Ouest sont aujourd'hui catholiques, ce qui prouve que le Catholicisme peut s'accommoder de celle forme de gouvernement. Puis Chateaubriand ajoute :
« Une seule république et quelques villes libres se sont formées en Europe, à l'aide du Protestanlisme : la république de Hollande, et les villes onséaliqucs. Mais il faut remarquer que la Hollande appartenait à ces communes industrielles des Pays-Bas qui, pendant plus de quatre siècles, luttèrent pour secouer le joug de leurs princes, et s'administrèrent CD forme de républiques municipales, toutes zélées catholiques qu'elles étaient. Philippe II et les princes de la maison d'Autriche ne purent étouffer dans la Belgique cet
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esprit d'indépendance; cl ce soni des prëlres callioliques qui viennent aujounVIiui rr.t;mc, tic la rendre à l'élal républicain. » (Allusion à la révolution de 1850.)
Il étail impossible de réfuter plus complètement tous les faits prétendus historiques imaginés par M. Laboulaye dans l'intérêt de sa théorie; ce sera pour lui, tout à la fois une réfutation et une leçon d'histoire très-utile à méditer.
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muncné fulluque des cathco-iques.
La restauration de lord Baltimore ne pouvait s'accomplir que dans les conditions où il avait inauguré sa souveraineté à l'origine, c'est-à-dire avec le rétablissement de la liberté religieuse. Il s'empressa donc de rendre aux Catholiques la capacité politique dont les Puritains les avaient dépouillés. On entrait dans une ère nouvelle qui promettait plus de lîsilé aux institutions, malgré les rudes preuves réservées au pouvoir souverain.
Désormais, eu égard à l'accroissement de la population, les freemen n'auront plus de participation directe à l'action législative. L'Assemblée générale ne sera plus composée que de délégués, députes ou Bourgeois élus par les comtés, circonscription qui a remplacé les centuries. Mois le lord-Propriélaire conservera encore une faculté un peu arbitraire : celle de déterminer lui-même le nombre de députés que pourra envoyer chaque comté. Ce n'est qu'en 1681, que le système électoral et représentatif sera modifié pour être encore remanié eu 1692 '.
Le revenu que le lord-Propriétaire retirait de ta vente de
' Sac-Uahoa, 1"to1., p. 117.
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