‹ Histoire du peuple américain. États-UnisChapitre 18 sur 130 · MARYLAND · texte numérisé non relu

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naient ce langage, se plaignaient de ce que les prolestanls de leur Église ne subvenaient pas à leurs besoins, tandis que les catholiques et les quakers prenaient grand soin de leurs prêtres et de leurs anciens. Quel crédit accordera dépareilles hyperboles, lorsqu'on sait que les hommes qui l'employaient, voulaient impressionner vivement l'archevôque en leur faveur, pour obtenir une amélioration de leur condition '7 Rien dans les annales de ce pays n'autorise à penser que le moral de la population fût inférieur à celui de la Virginie. Tout au contraire : partout où il y a lutte incessante de sectes, la discipline est plus sévère, et chacune d'elles cherche à justifier l'ascendant auquel elle aspire. Les puritains en particulier, qui devinrent les plus nombreux, se faisaient toujours remarquer par une certaine austérilé qui n'aurait point toléré un relâchement tel que le dénoncent les ministres de l'Ëglise anglicane, fort envieux de la supériorité de leurs adversaires. Mais au point de vue gouvernemental, la populalion fut presque toujours en état d'agitation inquiète, résultat inévilable du confro-coup des révolutions successives d'Angleterre, et de la débilité du pouvoir colonial qui, sans ' aucun appui, était dans la nécessité de transiger continuelle' ment, même sur des poinis qui, dans d'autres conditions, seraient restés indiscutables. Il n'en faut pas moins reconnaître que le gouvernement de Propriétaire fut un des plus paternels parmi ceux qu'on essaya dans les colonies anglaises, et que la mémoire du fondateur lord Baltimore resta toujours en grand honneur chez les colons du Maryland *.

' liiidrelli, 2' vol., p. 506.

' Baiicroft, p. 535.

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