NEW-JERSEY-EST
La tolérance religieuse ne fui pas de longue durée, on le voit, parmi les Quakers ; et si l'on s'en lenaitaux apparences seulemenl, comme le fait M. Laboulayc {p. 344), on se persuaderait que la liberté de conscience ne reçut aucune atteinte dans cette colonie. C'est une illusion qu'il convient de détruire, n'en déplaise auxadmirateurs de William Penn qui avait alors une position très-influente dans cette secte, outre son intérêt dans la colonie, et qui resta muel en présence de cette violation du pacte colonial, l/întolérancc était bien profondément entrée dans cette société, car elle survécut pendant longtemps encore à la révolution de 1776, alors que le New- Jersey altranchi de toute tutelle, formait un État indépendant.
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S QDAEERS ET DES
On a vu que par le partage intervenu entre George Carteret et Berkeley, la partie Est de New-Jersey était échue au premier, lequel, à la faveur d'une étroite amitié avec le duc d'York, avait réussi à obtenir de ce prince une renonciation à toutes ses prétentions plus ou moins légitimes sur celte parlie de la province. Carteret mourut en i679, laissant une veuve, et un fils en bas âge conliô à la tutelle de celle-ci. Par son testament il avait désigné quelques-uns de s:s amis pour liquider sa succession, en appliquant au payement de ses délies, le prix qu'on retirerait de la vente de ses droits au territoire et au gouvernement de New -Jersey-Est. Celte opération fut différée, et en attendant, la province continua à être administrée par Philippe Carteret frère du défunt.
La deuxième période de l'adminislrafion do celui-ci fut aussi tourmentée que la première, à l'occasion des qtiitrents dont il exigeait le payement pour les terres acquises des Indiens directement, par un bon nombre de colons. 11 éprouva