‹ Histoire du peuple américain. États-UnisChapitre 65 sur 130 · I'ENSYLTA.NIE ET COUTES DELAWARE · texte numérisé non relu

I'ENSYLTA.NIE ET COUTES DELAWARE

qui éiail investi d'aulrcsatli-ibulioiis, était élu par le peuple. Il semble qu'il y eut là un avantage en faveur des instilulions de Penn, mais les combinaisons gouvernementales de ce dernier montrèrent bientôt leurs défectuosités. J'ai déjà signalé combien l'origine et les attributions de ce Conseil étaient un embarras pour tous, c'est ce qui en détermina la suppression, longtemps avant la mort de Penn . Quant au pouvoir législatif de Pensylvanie, composé d'une seule chambre, il était certainement inférieur à la combinaison des deux chambres adoptées dans le Maryland.

M. E. Laboulaye a prétendu que a tandis que lord Baltimore avait le choii des magistrats el des moindres fonctionnaires, Penn ne pouvait élire ni un juge ni un constable. » Il a dit plus : il a soutenu que « lord Baltimore jouissait d'une taxe sur l'exportation du tabac, tandis que Penn refusa un semblable revenu qui lui fut offert dès l'origine, », ce qui, suivant l'honorable professeur, constitue une véritable magnanimité '. Il est toujours regrettable d'avoir à dissiper une illusion à l'égard d'un grand homme, mais les faits vrais ont un droit supérieur à toute autre considération. Orj'aiéiabli sur des textes que M. Laboulaye n'a point consultés, 1* que Penn avait réservé pour lui seul, sa vie duraut, le droit d'ériger les cours de justice, et de nommer les juges et fonctionnaires. 2° Que loin de repousser les taxes créées en sa faveur, il en avait plusieurs fois réclamé le payement avec insistance; et c'est malgré lui, au moyen d'une collusion avec les chefs quakers, que Lloyd alors son représentant, renonça à ces taxes. La correspondance de Penn ne laisse aucun doule à ce sujet. Dans une lettre par lui écriteàLogan le 14 juillet 1705, et qui a été conservée, il compare sa position avec celle de lord Baltimore, et après avoir exhalé ses plaintes contre les manières ténébreuses de Lloyd, il regrette amèrement les

' Hittoire politique des États-Unis, i" vol., p. 557.

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