LORD BALTIMORE ET PENH
taxes qu'on lui a etilevées, et qui le. placent dans une condition bien inférieure à son voisin '. On voit donc que celte fois encore, H. Laboulaye s'est laissé entraîner par ses préférences pour le protestantisme, et qu'il a supposé des fïiits qui sont en opposition avec l'histoire, et lui font manquer de justice envers lord Baltimore.
Mais là, oA Penn eut une véritable supériorité sur ce dernier, c'est dans l'élsblissement de ses lois criminelles qui sont animées d'un soulTIe vraiment chrétien, et ont une grande portée philosophique. Elles lui assurent un titre incontestable à l'admiration de la postérité. Mais rien n'indique que dans la pratique, la justice du Maryland ne se soit pas inspirée du caractère paternel de ses fondateurs.
Résumons-nous en disant : que Penn et les deux premiers lords Baltimore eurent chacun des qualités éminentes, et furent pénétrés d'un grand amour de l'humanité. Leurs gouvernements, quoique moins populaires dans la forme, que ceux de la Nouvelle-Angleterre, étaient en réalité bien plus démocratiques que ceux-ci, et surtout empreints d'une douceur et d'une tolérance longtemps inconnues dans cette dernière région. Aussi est-il surprenant qde M. de Tocqueville n'ait pas dît un mot du Maryland et de la Pensytvanie, tandis qu'il réservait toute son admiration pour la Nouvelle-Angleterre qui la justifiait bien peu !
COUR B'ÉQDITé, — MILICE. — MOIHFIOUIOIIS iUI W EÉFÀUTIOlt DBS BAS-CONTÉB.
La succession de Penn fut l'objet d'un litige entre sa veuve et les enfanls de son premier mariage, mais les deux parties convinrent, sans rien préjuger sur le mérite de leurs prétentions respectives, de confirmer le choix fait par Penn, do
< Gordon, appendàx, p. 608. Lettre du 14 juillet 170S.