‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 100 sur 158 · Greville Memoirs, 14 juillet · texte numérisé non relu

Greville Memoirs, 14 juillet

3. Suivant Sir Sidney Lee {Qucen Victoria, pp. 93-4), la responsabilité de cette scandaleuse maladresse aurait incombé à lord Melbourne. C'est ce qui paraît difficile à admettre. Voir au contraire Greville Memoirs, 2 mars 1839.

4. Diary, 12 juin 1839 ( The Girlhood of Queen Victoria, vol. U, p. 205).

5. Diary, 29 mai 1839 (The Girlhood of Queen Victoria, vol. III, p. 189).

6. Diary, 30 mai, 16 juin 1839 (The Girlhood of Queen Victoria, vol. IL PP- 191, 207).

7. Diary, 26 septembre 1839 (The Girlhood of Queen Victoria, vol. II, p. 256).

8. Diary, 17 juin 1839 (The Girlhood of Queen Victoria, vol. II, p. 207).

9. Le roi Léopold à la reine, 30 juin 1837 : la reine au roi Léopold, 4 avril 1838; le roi Léopold à la reine, 13 avril 1838 (Lctters of Queen Victoria, vol. I, pp. 105, 141; trad. fr., pp. 116, 158, 161). — Cf. Sir Th. Martin, Life of H. R. H. The Prince Consort, vol. I, pp. 15 sqq.

pour y apprendre, à côté de Léopold, le métier de roi constitutionnel, puis en Italie, pour voir les musées et les églises. Il envoyait à Londres et à Bruxelles sur son élève d'excellents certificats, préoccupé seulement par sa santé peu robuste, par son indifférence aux choses de la politique, par son peu d'empressement auprès des femmes : son excessive sagesse rendait soucieux le vieux médecin homme de cour ^ Au mois de juin 1839, Albert était revenu à Cobourg, pour assister aux fêtes par lesquelles on célébrait la majorité de son frère, et pour y prendre une part personnelle : car une loi spéciale avait décidé que, par une anticipation de plus d'une année, il serait proclamé majeur le même jour que son aîné ". Autant dire qu'il était légalement proclamé mûr pour le mariage.

Le 10 octobre, les deux princes se présentèrent à Windsor; mais Albert arrivait fort dépité. Car il avait reçu de son oncle une lettre écrite sur la demande de Victoria, et qui le préparait à considérer l'affaire comme rompue, remise à plus tard en tous cas'. La jeune reine eut-elle peur au moment de prendre cette grave décision, en dehors de la présence de celui qui lui était destiné? Avait-elle le sentiment quece projet d'alliance déplaisait à lord ÎNÎelbourne, déplaisait à l'opinion anglaise? Ou bien encore cette petite personne très volontaire était-elle irritée de se voir condamnée à faire un mariage arrangé par d'autres, et voulait-elle que le mariage fût son œuvre, un véritable mariage d'amour?

C'est ce qu'il fut. Albert était excessivement beau *. Il « dansait magnifiquement » ^, Victoria s'éprit de lui. Quatre jours après son arrivée elle annonça à lord Melbourne qu'elle s'était décidée; et le prince Albert devint le fiancé de la reine ^. Alors commencèrent ses misères. Pendant deux mois, il fut, de la part de l'aristocratie anglaise, l'objet de la curiosité

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