‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 105 sur 158 · Guizot, Mémoires, vol. IV, p · texte numérisé non relu

Guizot, Mémoires, vol. IV, p

3. Sébastiani à Soult, 5 janvier 1840 (Guizot, Mémoires, vol. IV, pp. 560-1). V. encore lord Palmerston à H. L. Bulwer, 24 septembre 1839 : Brunnow says that the Emperor will entirely agrée to our views as to the aiîairs of Turkey and Egypt, and will join in whatever measures may be necessarj- to carry those views into effect; that he will unité ■with us. Austria and Prussia, either with France or withor.t her; and that though. politically speaking, he sees the advantage of having France of the party, he would be better pleased that she should be left oui. (Sir H. L. Bulwer, The Life of lord Palmerston, Book XIII; éd, Tauchnitz, vol. II, p. 263).

4. H. of C, 24 juillet. 6 août 1840 : discours de Joseph Hume et de lord Palmerston. (Pari. Deb., vol. LV, pp. 954 sqq., 1366 sqq.).

Quel était, au moment où elle se produisit, RÉSISTANCES jg sentiment du peuple anglais? Nulle animosité

A LA POLITIQUE ^,^,,^ jj, r. , ^ -, -, -^

DE LORD profonde a 1 égard de la France : c est de la Russie

PALMERSTON ^^^ ^^^ Anglais se défiaient. Ils ne gardaient

aux Français aucune rancune de les avoir vaincus à Trafalgar et à Waterloo, et s'étonnaient naïvement que les Français ne répondissent pas à ces sentiments par des sentiments réciproques. Le peuple de Londres avait fait au maréchal Soult un accueil triomphal lorsqu'il était venu représenter la France au couronnement de la reine. En ce mois d'août si troublé, Guizot, débarquant à Margate, au retour d'un voyage en France, après une traversée difficile, trouva réunies sur la jetée non seulement les autorités locales, mais presque toute la population qui le reçut avec des hourras ^, La presse de Londres était très divisée. Lord Palmerston avait l'appui des journaux whigs, du Globe, du Sun, du Morning Chronicle, dont il passait pour rédiger lui-même certains articles, et du Standard, journal tory. Mais il avait contre lui les organes radicaux, le Spectator, V Examiner; et la presse conservatrice, le Times en tête, était manifestement favorable à un arrangement avec la France; elle n'était embarrassée, pour soutenir cette attitude, que par la violence maladroite de la presse parisienne.

Une chose empêchait cette opposition de devenir vraiment redoutable : Londres ne croyait pas à la guerre. On s'en était aperçu à l'apathie avec laquelle la Chambre des Communes, pendant les dernières semaines de la session, avait accueilli les demandes d'explications de Joseph Hume, à la facilité avec laquelle elle s'était laissée envoyer en vacances dans l'ignorance totale des desseins de lord Palmerston. Mais certaines provinces se montraient plus inquiètes. Les régions industrielles du nord, travaillées depuis deux ans par de graves troubles sociaux, étaient agitées maintenant par la question d'Orient; et c'était, dans le Yorkshire et surtout dans le Lancashire, un véritable déchaînement contre la politique russe de lord Palmerston. David Urquhart s'y était transporté, il avait pris contact avec les radicaux et les révolutionnaires, fort remuants dans ces régions. Il tenait des meetings, fondait des « comités pour l'examen des documents diplomatiques », qui devaient, dans son esprit, permettre à l'opinion publique d'exercer un contrôle sur la diplomatie britannique ^. Il trouvait un allié inattendu dans la personne d'un jeune manufacturier de Manchester, Richard Cobden, qui avait fait ses

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