Times, 21 septembre
2. F. Bradshaw, Social History of England, p. 274. — Ed. Rev., janvier 1835, art. x. On Steam Navigation to India (vol. LX, pp. 445 sqq.).
3. W. Cunningham, The Growth of English Industry and Commerce, p. 817. — E. Cressy, A brief sketch of social and industrial history, p. 146.
4. London and Westminster Review, janvier 1836, art. xii. Progress of Reform (vol. XXV, p. 277). — Mais ce n'est pas dans cet organe radical, c'est dans la grande revue libérale, l'Edinburgh Review, qu'il faut chercher, à cette date, l'exposé le plus complet de la thèse étatiste en matière de construction et d'exploitation des chemins de fer(JS"d. Rev., avril 1839, art. vi. Commission on Irish Railways (vol. LXIX.pp. 173 sqq ).
5. H. of C, 1" mars 1839 {Pari. Deb., vol. XLV, pp. 1051 sqq.).
6. 5and6 Vict., c. 55. — La loi de 1840 (3 and 4 Vlct., c. 97) donne bien déjà au Board of Trade un droit général de contrôle sur les lignes de chemins de fer. Mais elle semble bien n'avoir été qu'une loi de façade, et être demeurée inopérante. — Voir les curieux débats qui s'engagèrent à la Chambre des Communes en 1838 sur le droit de l'État
compagnies; ou, quand il leur en fut imposé un, c'était un tarif maximum, qui ne distinguait pas entre les classes de voyageurs, et tellement élevé qu'il était inopérant.
Tel quel, malgré bien des défauts — mauvais tracé de plusieurs lignes, tarifs trop élevés, répartition antidémocratique des voyageurs en trois classes, voyageurs de troisième convoyés à découvert comme un véritable bétail — le système, ou l'absence de système eut ce mérite indiscutable qu'il permit à l'Angleterre de prendre en peu d'années une avance considérable, sinon sur les États-Unis d'Amérique, du moins sur toutes les nations du continent européen. Comment furent réunis les capitaux nécessaires pour ces entreprises? Ici se trouvait ouvert un vaste champ d'activité à ces sociétés anonymes, tant attaquées lors de la crise de 1825. Non seulement aux sociétés de chemins de fer, pour appliquer immédiatement le capital à la construction des lignes, mais encore aux sociétés anonymes de crédit, pour servir d'intermédiaires entre le grand public et les entreprises nouvelles. Les Joint-Stock Banks avaient commencé à se développer lentement pendant les premières années qui suivirent la loi libératrice de 1826 : on en comptait, à la date de 1833, trente dans les provinces anglaises, trois en Irlande. Le pacte nouveau conclu avec la Banque d'Angleterre leur donna un nouvel essor. D'une part, il permettait à des sociétés anonymes de constituer dans la métropole elle-même des banques de dépôt et d'escompte sinon d'émission : il permettait d'autre part aux Joint-Stock Banks de tirer sur leurs agents de Londres des traites de toute valeur. De 1833 à la fin de 1836, il se fonda soixante-douze banques en Angleterre, dix en Irlande. Sur ces sociétés nouvelles, cinquante virent le jour au cours de l'année 1836 ^.
Nulle protestation d'abord contre cette mul- CRISES DE 1836 tiplication des sociétés anonymes. La Chambre
ET DE 1839. ^ r ' j -4. *^ • ' *.
des Communes n accordait que trop aisément