‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 117 sur 158 · Samson Ricardo, A National Bank the remedy · texte numérisé non relu

Samson Ricardo, A National Bank the remedy

2. R. Torrens, A Lctter to the right honorable Lord Viscount Melbourne on the causes of the récent dérangement in the Money Market, and on Bank Reform, 1837. — Cf. George Warde Norman, Remarks upon some prévalent errors, with respect to currency and banking..., 1838. — C. S. Loyd (lord Overstone), Refleciions suggested by a perusal of Mr. J. Horsley Palmer's Pamphlet on the Causes and Conséquences of the Pressure on the Money Market, 1837; — et : Thoughts on the Séparation of the Departmenis of the Bank of England, 1844.

3. Ellis T. Powell, Evolution of the Money Market, pp. 344-5.

4. Sur ces premières difficultés, voir H. D. Macleod, Theory and Practice of Banking, vol. II, pp. 504 sqq. — , et Ellis T. Powell, Evolution of the Money Market, pp. 304 sqq.

1838^ qui, complétant la loi de 1826, donna aux Joint-Stock Banks provinciales le droit de poursuivre leurs membres en justice. Elles prospérèrent cependant; et leur prospérité annonça, pour le jour où la crise serait surmontée, une ère nouvelle dans l'histoire des sociétés de crédit.

Mais quelle que fût la valeur de ces idées MÉCONTENTEMENT réformatrices, il était hors de question de les POPULA RE, appliquer tant que n'aurait pas expiré, en 1844,

QUI SE TOURNE , • -, . . , ,3 j.* i^ i

CONTRE LA FABRIQUE ^^ P^vilege de la Banque d Angleterre : les com-

ET LE WORKHOUSE missions parlementaires nommées, en 1836 puis

en 1840, pour élucider le problème banquier travaillaient donc en vue d'une échéance encore lointaine. Ces discussions étaient d'ailleurs bien techniques pour passionner les masses : le bas peuple, qui souffrait douloureusement de la crise par le chômage et la baisse des salaires, demandait à ses maux des remèdes plus immédiats et plus palpables qu'une réforme des institutions de crédit. Une grande vague de mécontentement prolétarien passa sur le pays. On put avoir l'impression que, là où le libéralisme tory de 1820 avait réussi, le libéralisme whig de 1830 avait échoué. On assista au recommencement de 1816 et de 1819.

Les adversaires du régime des fabriques, les partisans d'une législation protectrice du travail n'avaient pas interrompu leur campagne; et les propos que tenaient les avocats de la grande industrie étaient mal faits pour apaiser leurs colères. Ure, dont le livre paraissait en 1835, parlait à peine encore la langue du libéralisme. Arkwright à ses yeux était un grand homme parce que, doué « d'une énergie, d'une ambition napoléonienne ^ >;, il avait eu l'art d'imposer à un peuple rebelle la discipline des fabriques. Si l'Angleterre avait mieux réussi industriellement que la France, ce n'est pas que l'ouvrier anglais fût plus vif d'esprit, plus inventif que l'ouvrier français : c'est qu'il était plus patient, plus apte à se prêter à la répétition indéfinie d'une même opération *. La machine automatique, expliquait Ure, partout où elle surgit, met les ouvriers grévistes en déroute, « étrangle l'hydre de l'anarchie * ». Et Ure s'extasiait devant l'ordre vraiment « prussien » qui présidait aux mouvements des hommes et des choses dans l'usine. « Quand le capital enrôle la science

1. 1 and 2 Vict. 96. — Loi temporaire, renouvelée 2 and 3 Vict., c. 68; 3 and 4 Vict. c. 111 ; et rendue enfin permanente : 5 and 6 Vict., c. 85.

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