‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 118 sur 158 · Philosophy of Manufactures, p · texte numérisé non relu

Philosophy of Manufactures, p

■1. Philosophy of Manufactures, p. 368.

à son service, le bras réfractaire du travail finit toujours par apprendre la docilité ^. »

Par le Fadory Ad, les ennemis du système des usines avaient obtenu un commencement de satisfaction, bien que fort insuffisant à leur gré. Mais tout de suite ils s'étaient trouvés rejetés sur la défensive : le ministère tory, au début de 1835, devait surmonter des résistances organisées pour empêcher la mise en application de la loi ^. Un an plus tard, à peine la date eut-elle été franchie où, le 21 mars 1836, elle devait entrer pleinement en vigueur, que le Président du Board of Trade, Poulett Thomson, essaya d'obtenir du Parlement un amendement de la loi : à partir de l'âge de douze ans, les enfants pourraient fournir douze heures de travail par jour. Il obtint en deuxième lecture, malgré l'appui de Sir Robert Peel, une majorité si faible — deux voix seulement — qu'il dut battre en retraite '. La loi resta cependant mal appliquée : leurs infractions étaient portées devant le tribunal des .Juges de Paix, qui, lorsqu'ils n'étaient pas des manufacturiers, étaient bien souvent leurs amis, leurs parents, et condamnaient mollement les coupables •*. Il restait en outre à l'administration des moyens détournés pour fausser l'application de la loi. Une circulaire décida que les inspecteurs apprécieraient l'âge des enfants d'après leurs papiers légaux. Était-ce, comme le ministre le prétendit, pour protéger les enfants contre les faux papiers dont les munissaient leurs parents? N'était-ce pas au contraire pour permettre plus aisément aux chefs d'entreprise de mettre des enfants au travail, sur une simple décision de l'inspecteur ^?

Mais ce n'était plus seulement, comme en 1833, au régime des fabriques que s'en prenaient les disciples de Thomas Sadler : c'est au régime du workhouse aussi. Lorsque la nouvelle Loi des Pauvres avait été soumise en 1834 aux délibérations du Parlement, elle avait été attaquée par une minorité aussi violente que restreinte. Cette minorité ne désarma pas, une fois le vote acquis et la loi entrée en vigueur.

Elle accusa les commissaires de la Loi des Pauvres de faire les unions de paroisses beaucoup plus grandes que ne le demandait l'esprit de la législation nouvelle. C'étaient trente, quarante, parfois cinquante paroisses que l'on groupait autour d'un seul workhouse : il semblait qu'on voulût mettre

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