DEUXIÈME REFORM BILL ET CONFLIT DES DEUX CHAMBRES
La dissolution fut accueillie par les transports ÉLECTIONS ^qIq^ joie populaire. A Londres et dans les grandes
GÉNÉRALES j r 1 C3
NOUVEAU REFORM ""'^^^^ ^^ province, on célébra la nouvelle par BILL IL EST VOTÉ ^^^ illuminations générales. Puis on se prépara PAR LES COMMUNES fiévreusement aux élections, qui devaient
commencer dans un délai exceptionnellement court — une semaine seulement. Les deux partis, séparés par les circonstances beaucoup plus nettement qu'ils ne l'avaient été à aucune élection antérieure, — partisans du bill d'un côté, adversaires du bill de l'autre — firent de rapides tentatives pour s'organiser. On dénonça, dans les journaux populaires, un certain « Sénat conservateur » qui aurait tenu journellement ses séances à Londres ^; on dénonça, chez les tories, une Parliameniary Candidate Society, fondée par les radicaux, et pour laquelle Bentham rédigea un manifeste ^. Il s'agissait d'élections vraiment sin-
1. Lord Broughlon's Recollections c.j a long life, vol. IV, p. 105. — Cf. Greville Memoirs, 24 avril 1831 : Thosc who were présent tell me it resembled nothing but what we read of the « Serment du Jeu de Paume », and the whole scène was as much like the preparatorv davs of a révolution as can well be imagined.