Ann. Reg., 1834, p. 333; 1835, p. 367; cf. 1836, p
2. H. of C, 2 juin 1835 {Pari. Deb., 3rd ser., vol. XXVIH, pp. 369 sqq.); 23 juin 1836 {Pari. Deb.,3Td ser., vol. XXXIV, pp. 780 sqq.); 8 mars 1837 {Pari. Deb., 3rd ser., vol. XXXVII, pp. 8 sqq.). — Grote essaya d'introduire le scrutin secret, à titre facultatif, dans les nouvelles municipalités (H. of C, l'^"' juillet 1835; Pari. Deb., 3rd ser., vol. XXIX, pp. 159 sqq.).
3. Greville, Memoirs, 18 février 1838. — Cf. lord ]Melbourne à lord John Russell, 15 septembre 1837 (Early Correspondence oflord John Pussell, vol. II, p. 202-3). V. encore lord Francis Egerton à Arbuthnot, 17 février 1838 : You will hâve heard of our commencement de la fin, in the shape of the division on the ballot. It is a fatal one, and I see nothing but a coalition with the remnant of the sounder Whigs that can delay the consummation (C. S. Parker, Sir Robert Peel, vol. II, pp. 359-360).
les électeurs ^. Argument dépourvu de sincérité : si la gentry rurale tenait au vote public, c'était à cause de la pression qu'il permettait aux membres de l'aristocratie d'exercer sur leurs tenanciers, leurs fournisseurs, et leurs clients de toutes espèces. Pourtant l'argument portait; les masses populaires se souciaient peu de protéger, dans l'exercice de ses droits civiques, un corps électoral restreint dont elles étaient exclues.
Il n'y avait qu'une seule réforme constitutionnelle à laquelle il fût possible, éventuellement, d'intéresser les foules : c'était un élargissement du corps électoral. Le cabinet s'y opposait; dans le discours qu'il prononçait en novembre 1837, lors de la discussion parlementaire, lord John Russell se déclarait catégoriquement hostile à une nouvelle réforme parlementaire, parce qu'il considérait la Réforme de 1832 comme une œuvre permanente et solide, à laquelle il était imprudent de toucher ^. Pourquoi cette affirmation brutale, alors qu'en 1831 il avait dit tout le contraire ^? Lord John Russell était ainsi fait. Et pourtant, en cet instant même, les meneurs du parti radical, d'accord avec l'élément le plus modéré des associations ouvrières, travaillaient à ressusciter le vieux programme du suffrage universel.
Il s'était constitué à Londres, depuis deux ans,