‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 128 sur 158 · Life and Slruggles of William Lo'Jctt, p. 173 n · texte numérisé non relu

Life and Slruggles of William Lo'Jctt, p. 173 n

3. Voir le texte de la « Charte du Peuple », révisé en 1842, dans Life and Struggles of William Lovett, pp. 449 sqq. — L'expression apparaît pour la première fois dans le Northern Star, 21 juillet 1838. Mais le même journal écrivait déjà, le 26 mai : « Let every man be at his post, and every banner fly in the breeze of hallowed liberty, upon that day when the new Charter of our Rights shall be proclaimed upon Hunslet Moor ». — J. West (History of the Charlist Movement, p. 82), signale une brochure anonyme, parue en 1832 sous le titre The People's Charter, où se trouverait déjà énoncé le programme de 1838. Nous ignorons l'origine de la légende suivant laquelle ;. 'est O' Connell qui, au cours d'une réunion tenue en 1838, aurait donné au mouvement sa dénomination (R. G. Gammage, History of the Charlist Movement, p. 6).

mingham, et dirigée par Attwood en personne, organisa d'immenses meetings auxquels assistèrent souvent plus de cent mille et deux cent mille auditeurs. Le premier eut lieu à Glasgow; d'autres dans une série de villes écossaises. Puis vint le tour de Newcastle, des villes du Yorkshire, de Northampton, le l^^" août, « jour anniversaire de l'émancipation des esclaves », et le 6 août, de Birmingham. Le meeting de Londres, le 17 septembre, n'obtint qu'un succès médiocre. Les organisateurs avaient prévu qu'il viendrait cent mille hommes; qu'il faudrait, pour trouver l'espace nécessaire, se transporter de Palace Yard dans Hyde Park, Il ne vint que trente mille auditeurs suivant les évaluations les plus optimistes; quatre à cinq mille seulement suivant le Times ^. Mais aussitôt le mouvement prit une extension nouvelle en province; et ce furent, jusque dans le cœur de l'hiver, des réunions presque quotidiennes dans le Lancashire, le Yorkshire, les Midlands, le Pays de Galles du Sud.

L'objet primitif de ces réunions publiques, c'était, selon le vœu de Lovett et d' Attwood, et comme il avait été fait en 1816 et en 1819, de signer une pétition nationale, qui serait ensuite solennellement portée au Parlement; on escomptait un million, deux millions de signatures ". Puis nous voyons surgir à Birmingham une autre idée, renouvelée elle aussi de 1819 : élire, à chaque meeting, des délégués qui seraient, par opposition aux élus du suffrage restreint, les véritables représentants du peuple, et viendraient constituer à Londres la « Convention Générale des Classes Laborieuses ^ >• : c'était dresser Parlement contre Parlement, sortir déjà des voies légales. Si d'ailleurs la pétition était rejetée, que ferait-on? Attwood mit en circulation une troisième idée qui datait non de 1819, mais de 1833, l'idée d'une grève générale*. Cette grève, prise en elle-même, était déjà un acte de violence à l'égard des classes possédantes; mais comment éviter qu'elle dégénérât, par surcroît, en coups de force proprement dits? Feargus O'Connor, qui, dès le début, prit part aux grands meetings afin de détourner à son profit l'autorité confisquée au début par les radicaux de Birmingham et de Londres, parlait un langage insurrectionnel. Non

1. Times, 18 septembre 1838. Un orateur, à un meeting tenu quelques jours plus tôt à Colchester, ayant déclaré que, « as ail other classes are represented in the House of Gommons, some of the working classes ought to be seated in that House », le Times (15 septembre 1838) s'indigne. Ce serait revenir « to that state of savage nature in which the natural rights of man might be exercised by every one who was strong enough to oppress his neighbour ».

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