‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 140 sur 158 · M. Hovell, The Charlist Movement, pp · texte numérisé non relu

M. Hovell, The Charlist Movement, pp

2. Times, 3, 6, 9, 10, 11 mai 1839. — R. G. Gammage, Histonj of the Chaiiist Movement, p. 151. — Rien sur cet épisode dans Hovell ou dans Rosenblatt. L'histoire du mouvement chartiste dans le nord du Pays de Galles reste à étudier. Ce fut, probablement, une révolte des petits tenanciers contre l'introduction du workhouse, n'ayant rien à voir avec les problèmes de la grande industrie, faisant plutôt songer à une insurrection irlandaise. Vcir Ann. /?e^., 1837, pp. 137, 145. — Le Report of the Commissionersof Inquiry for South Wales, 1844, bien qu'il concerne des troubles un peu postérieurs à la période qui nous occupe, et s'occupe exclusivement de la partie méridionale de la principauté, jette quelques lumières sur les causes de mécontentement dans les campagnes galloises : exploitation des paysans par les Highwag Trusts, application de la loi de 1836 sur les dîmes, et administration de la nouvelle Loi des Pauvres.

elle condamnait encore solennellement Harvey et toute parodie du robespierrisme à la française. Un mois plus tard, le 9 avril, elle affirmait, par une déclaration de principe, le droit de tout Anglais à posséder des armes. Mais c'est visiblement à contre-cœur qu'elle se laissait entraîner. Elle évitait de donner le signal d'une révolution immédiate, se bornant à délibérer sur les « mesures ultérieures » à prendre, le jour où la Pétition Nationale aurait été rejetée par le Parlement. Le manifeste qui fut, dans les premiers jours de mai, le résultat de ces délibérations portait la marque de ces indécisions. Le début était un franc appel à l'insurrection des <( esclaves » du salariat. On s'adressait ensuite à << tous les amis de la paix et de l'ordre », et surtout aux « classes moyennes ». Donner au peuple le suffrage universel était le seul moyen d'éviter une convulsion sanglante. « Nous ne luttons pas pour la réalisation d'un projet chimérique, impraticable. Les principes de notre charte ont été la loi et la coutume de nos ancêtres, en un temps où la propriété était en sûreté, où les travailleurs étaient heureux et contents. » Et, pour finir, la Convention n'osait pas prendre l'initiative de mesures révolutionnaires. Elle décidait que des meetings « simultanés » seraient, à un jour dit, tenus dans toute l'Angleterre (c'était encore une formule renouvelée de 1819), et que, dans ces meetings, la Convention poserait au peuple assemblé un certain nombre de questions. Était-on prêt à retirer tout l'argent déposé dans les caisses d'épargne et les banques? à faire la grève d'un mois — le « mois sacré » — pour imposer l'adoption de la Charte? à prendre les armes pour « défendre les lois et les privilèges constitutionnels, hérités des ancêtres »? à nommer, pendant la prochaine période électorale, à mains levées, et sans s'inquiéter de l'élection légale en cours, des candidats populaires, qui s'en iraient ensuite à Londres pour y être les véritables représentants du peuple ^? Bref, on adoptait et on n'adoptait pas, tout à la fois, les suggestions des extrémistes. On gagnait du temps en se retournant vers le peuple, et en lui demandant de dire, à une date ultérieure, s'il approuvait ces suggestions.

Quand fut lancé le manifeste, la bataille était LA POLITIQUE engagée entre le ministère et les chartistes.

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