‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 143 sur 158 · M. Hovell, The Chartist Movement, p · texte numérisé non relu

M. Hovell, The Chartist Movement, p

4. Sur ces tempéraments, depuis le début de la dépression économique, voir Ann. Reg., 1837, Chron., pp. 143-5, 1838, Chroii., pp. 200-1). — Times, 22 décembre 1838 : ... the worlihouse hurabug is everywhere tumbling to pièces; 18 décembre 1839.

3ô2 LES ANNÉES DE LORD MELBOURNE.

Des mesures pacifiantes ne pouvaient cepen-

\, ^ ^^ suffire, au point où le désordre était venu.

DE RÉPRESSION r. t u -^ a- - ^'

Il fallait, d une manière ou d une autre, recourir

à la force pour le maintien de l'ordre. C'est alors que le Parlement, sur la demande du gouvernement, institua dans les comtés anglais, par une loi dont nous avons déjà décrit l'économie ^, une « police rurale », une « gendarmerie ». Et maintenant nous comprenons le caractère de l'opposition que firent au nouveau bill Thomas Attwood, le cliartiste, et le jeune Disraeli, un ultra-tory excentrique qui tendait la main aux chartistes. Les adversaires de la Loi des Pauvres triomphèrent. On avait promis que le vote de cette loi viderait les prisons, supprimerait le vagabondage et le crime ^ : or, voici qu'après cinq années seulement il fallait créer tout un nouvel organisme polieiÊr pour lutter contre la recrudescence du crime. La loi sur la police rurale ne pouvait d'ailleurs exercer son action régulatrice qu'avec le temps, et ne fournissait pas le moyen de lutter contre le formidable déploiement des forces chartistes dans le Nord. On évita cependant de demander au Parlement, comme avaient fait les tories en 1817 et en 1819, le vote de lois d'exception pour limiter la liberté de réonion : une des dispositions des Six Acts de 1819, qui n'avait pas été abrogée^ fut même modifiée dans un sens favorable à la liberté de la presse ^. On se contenta de faire le nécessaire pour assurer le respect des lois existantes. Dès le mois d'a\TO, lord John Russell conféra à Sir Charles J. Napier, un officier connu tant pour sa valeur militaire que pour le libéralisme de ses opinions politiques, le commandement du Northern District : Sir Charles Napier eut sous ses ordres environ six mille hommes, avec dix.-huit canons. La concentration de ces troupes une fois ejfectuée, le gouvernement lança, le 3 mai, une pratestation contre tous ceux qui se réuniraient, avec ou sans armes, pour procéder à des exercices militaires : ordre était donné aux Juges de Paix de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher ces réunions illégales. La proclamation fut suivie d'une lettre de lord John Russell, que les chartistes considérèrent comme une déclaration de guerre civile. Le ministre de l'intérieur autorisait la formation d'une force civique pour la protection des vies et des propriétés, mettait des armes à la disposition de qui en ferait régulièrement la demande. Le 10 mars, Henry Vincent fut arrêté à Londres pour les discours par lesquels il avait déchaîné l'insurrection galloise.

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