‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 16 sur 158 · Pol. Reg., 15 octobre 1831 (vol. LXXIV, pp · texte numérisé non relu

Pol. Reg., 15 octobre 1831 (vol. LXXIV, pp

4. County Fire Office to the Home Office, 15 décembre : « The burnings of the présent season far outnumber those of last winter » (J.R.M. Butler, The Passing of the Great Reform Bill, p. 327 n.); et Cobbett, Pol. Reg., 7 janvier 1832 (vol. LXXV, p. 102) : The Fh-es are blazing more furiously thau they were last year at this time.

— Selon Cobbett, la presse de Londres aurait, sur ces incendies ruraux, organisé la conspiration du silence (ibid., p. 115).

5. H. of L., 3 octobre 1831 (Pari. Deb., 3rd ser., vol. VII, pp. 967-8).

6. Jeffrey à H. Cockburn, 9 octobre 1831 : Then several bishops will die (or be killed) {lord Cockburn, Life of Lord Jeffrey, vol. II, p. 239).

église nouvellement bâtie resta close, parce que l'évêque n'osa venir la consacrer ^. Un prédicateur ayant voulu prendre la défense des évéques dans un sermon, tous les assistants se levèrent et sortirent ^. Le jour anniversaire de la Conspiration des Poudres, ce ne fut pas Guy Fawkes, ce fut un évêque mitre que, dans les rues, les gamins brûlèrent en effigie. A Bristol, il se passa des événements beaucoup plus graves. Parmi les membres de la Chambre des Communes qui avaient fait au Reform Bill l'opposition la plus vive, s'était distingué Sir Charles Wetherell, qui exerçait à Bristol certaines fonctions judiciaires, 11 arriva le 29 octobre pour y remplir ces fonctions, fut reçu en pompe par les autorités, mais hué par la foule. Le soir, pendant le dîner officiel, l'émeute devint menaçante. Le lendemain, la foule ouvrit et incendia les prisons, mit le feu à l'hôtel de ville, et, pour finir, l'émeute prenant un caractère anticlérical, au palais épiscopal, qui fut détruit de fond en comble. C'est le surlendemain seulement que la troupe rétablit l'ordre: les statistiques officielles donnaient un chiffre de douze tués et quatre-vingt-quatorze blessés ^.

L'incendie du palais épiscopal de Bristol reproduisait, en Angleterre, le sac de Saint-Germain l'Auxerrois et de l'Archevêché de Paris; mais cela lie veut pas dire que les troubles, en prenant une allure pohtique et anticléricale, aient cessé de présenter, dans l'Angleterre de 1831, ce caractère ouvrier qu'ils avaient présenté en 1816 et en 1819. Il était impossible aux gouvernants de dire, comme ils faisaient l'autre hiver, que l'industrie et le commerce étaient prospères. De toutes les régions minières et manufacturières on recevait les mêmes nouvelles. Chute des cours. Baisse des salaires. Ouvriers congédiés. Usines fermées. Il ne s'agissait plus pour les ouvriers d'obtenir de hauts salaires par des grèves : le problème était de trouver du travail.

Faudra-t-il dire que, cette fois, la crise économique expliquait la crise politique? Oui, mais en partie seulement : car cette crise économique était le choc en retour de la crise politique, qui se prolongeait depuis plus d'un an. En France, un mois après l'incendie du palais épiscopal de Bristol, la grande insurrection qui mit la ville de Lyon aux mains des ouvriers tisseurs, reproduisit, en plus grave, les soulèvements ouvriers que, depuis une vingtaine d'années, on avait pris l'habitude de considérer comme caractéristiques de l'Angleterre septentrionale. A la place de la « Ligue de la Résistance Bretonne », de la Société « Aide-toi le ciel t'ai-

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