‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 32 sur 158 · and 2 Will. IV, c · texte numérisé non relu

and 2 Will. IV, c

3. //. 0/ C, 11, 15, 18 mars 1831 (Pari. Deb., 3rd ser., vol III, pp. 367, 455, 540).

4. H. of C. 4 février; 25, 28 mars 1831 {Pari. Deb., 3rd ser., vol. II, pp. 152 sqq.; vol. III, pp. 959 sqq., 1102 sqq.).

donné l'exemple : utiliser l'excédent budgétaire pour réduire les impôts plutôt que la Dette. Il modifia, supprima toute une série de droits à'excise et à'assessed taxes, remaniant en particulier l'impôt sur les fenêtres de manière à exonérer les commerçants ^. Il supprima l'impôt additionnel sur le coton brut qui avait été établi en 1831 ". Il supprima le droit sur les tuiles ^. Il réduisit de moitié le droit sur le savon ^. Au total, il proposa l'abandon de 1 056 000 1. de ressources : l'excédent prévu étant de 1 572 000 1., on disposait encore d'une marge de 500 000 !..

Mais tout de suite les clameurs éclatèrent. Ce n'est plus, comme en 1831, contre l'établissement d'impôts nouveaux que les contribuables protestèrent. Le nouvel électorat manifesta sa puissance en réclamant, sans méthode et sans mesure, des exonérations d'impôts plus radicales encore.

Les agriculteurs traversaient des moments difficiles. Les années qui vont de 1832 à 1835 furent des années de récoltes abondantes, de pain à bon marché : les manufacturiers en bénéficièrent, les agriculteurs en pâtirent. Bien des gens avaient prédit — espéré, redouté, selon les cas — que l'abrogation des corn laws suivrait de près le vote du Reform Bill. Ces espérances, ces craintes, ne se réalisèrent pas ; et les circonstances permirent au ministère de traiter cette question comme une question purement académique, une ;< question ouverte », sur laquelle les membres du parti ministériel, les membres du ministère eux-mêmes étaient libres de voter dans un sens ou dans l'autre selon leur conscience. Ce furent les agriculteurs qui fatiguèrent le cabinet de leurs plaintes. Ils demandèrent que l'impôt sur le malt fût, ou totalement abrogé, ou du moins réduit de moitié. Il était difficile au chancelier de l'Échiquier de leur donner satisfaction. L'impôt sur le malt rapportait près de 5 000 000 1. par an : pouvait-on faire le sacrifice d'une somme aussi considérable, de la moitié même de cette somme? compter sur l'accroissement de la consommation pour combler tôt ou tard cette énorme lacune? imaginer en attendant quelque « commutation » fiscale? emprunter peut-être aux radicaux l'idée d'un impôt sur le revenu? Lord Althorp refusa de supprimer, ou même de diminuer l'impôt sur le malt : tout ce qu'il put promettre, ce fut une réforme du régime des dîmes, une réforme de la Loi des Pauvres, la nomination d'une commission d'enquête sur là crise agricole ^. Il

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