‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 52 sur 158 · Lord Henley, Plan of Church Reform, p · texte numérisé non relu

Lord Henley, Plan of Church Reform, p

(5. Sims (T.). A Modcl of Xon-Secular Episcopacy : including reasons for the establishment of ninety-four Bishoprirks in England and W'alcs, 1832.

siégeraient à côté des laïques ^. Les évangéliques désiraient très sincèrement rendre l'Église plus forte, plus autonome en même temps que plus pure. Sur bien des points leurs fins coïncidaient avec celles du parti de la Haute Église ^. Mais, sachant qu'ils ne pouvaient compter sur le conservatisme apathique de la Haute ÉgUse pour corriger les abus, ils voulaient que l'État intervînt ^ En quoi ils se conformaient à la tradition du protestantisme national : l'Église d'Angleterre avait été au; xvi^ siècle l'œuvre du Parlement.

Plus précisément, voici comment ils concevaient, en 1832, l'action de l'État sur l'ÉgUse. L'État n'avait pas le droit de confisquer les biens de l'Église. Mais ces biens avaient été donnés jadis à l'Église pour l'accomplissement de certaines tâches pieuses : est-ce que le clergé continuait à remplir les intentions primitives des donateurs? L'État avait le droit d'intervenir pour s'en assurer et, dans le cas où la chose serait nécessaire, de réviser un contrat qui ne répondait plus à ses fins primitives. Les Church Reformers, pour justifier leurs projets, considéraient l'Église comme étant, au sens large sinon dans un sens étroit et juridique, une corporation : l'État, sans confisquer les biens de cette corporation, avait le droit d'en réviser la distribution, afin de rendre plus efficace l'action évangélisatrice de l'Église.

C'est le système que préconisaient des hommes comme lord Henley ^ comme le rev. John Acaster ^ pour réformer le plus criant de tous les abus de l'Église anglicane : l'abus des cumuls ecclésiastiques et de la nonrésidence des ministres du culte. Le mal n'avait pas sérieusement diminué depuis le commencement du siècle; il ne pouvait pas diminuer tant que d'une part on laissait aux évêques le droit discrétionnaire de tolérer des exceptions, tant que d'autre part on n'améliorait pas la situation finanr cière du clergé paroissial. Les partisans de la réforme ecclésiastique demandaient donc que tout cumul fût rigoureusement interdit. Ils demandaient qu'un certain niveau fût fixé, au-dessous duquel le traitement d'un ministre du culte ne pût descendre. On trouverait les fonds nécessaires par une revision sévère des chapitres des cathédrales, trop nombreux et trop grassement payés pour ne rien faire : 300 000 1, pourraient être ainsi

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