‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 53 sur 158 · Plan of Church Reform · texte numérisé non relu

Plan of Church Reform

5. The Church in Danger from herself; or the Causes of her présent declining State explained, 1829. — Remédies for the Church in Danger, or Hints to the Législature on Church Reform, 1830.

épargnées. Lord Henley proposait en outre que le soin d'administrer les biens attachés à chaque cvêché fût délégué à un corps légalement constitué, à une corporation. Il considérait que de la sorte les biens seraient mieux gérés, qu'ils rapporteraient davantage, et que la réforme aurait pour effet, non seulement une meilleure distribution mais une augmentation positive des revenus de l'Église ^.

Cette solution du problème de la réforme ecclésiastique, par laquelle les droits de l'État étaient définis de manière à ménager les intérêts de l'Église, n'était pas cependant sans inspirer des inquiétudes à la nouvelle majorité parlementaire. Les vieux whigs avaient le zèle évangélique en horreur, et s'accommodaient fort bien de tous les abus aristocratiques par lesquels l'Église était défigurée, si ces abus avaient pour effet de la rendre moins fanatique. Inversement, les jeunes radicaux voulaient réduire les revenus de l'Église afin d'en affaiblir l'influence. En Irlande plus particulièrement, il était difficile de donner satisfaction, même partielle, au parti d'O'Connell, si on laissait intactes les richesses d'une Église faite pour subvenir aux besoins spirituels d'une nation de huit millions d'hommes, sur lesquels, plus de six millions ne pratiquaient pas le culte anglican. Certains libéraux furent séduits par l'idée d'un sj'stème intermédiaire entre le système américain de la liberté des cultes et la vieille conception corporative d'une Église nationale : ils songèrent au système français, napoléonien, d'un État qui traite les prêtres en fonctionnaires et les rétribue selon l'importance de leurs services, indépendamment de toute question de droits acquis ". Mentionnons, pour finir, les systèmes excentriques de Thomas Arnold et de James MOI. Thomas Arnold voulait une Église d'État dont les édifices seraient ouverts à la prédication de toutes les formes de la croyance chrétienne ^. James Mill réclamait un clergé laïque, rétribué par la nation, qui donnerait aux enfants et aux adultes des leçons de morale civique et de science appliquée ^

Utopies dont l'influence fut nulle, qui déconcertèrent jusqu'aux amis des deux penseurs qui essayaient respectivement de les mettre en circulation : y faire allusion, c'est seulement aider à mieux comprendre quelle était alors la fermentation des esprits. Le système français et napoléonien de plu-

1. A titre d'exemple d'adhésions d'hommes d'État à cette conception de la réforme de l'Église : droit de l'État au contrôle de la distribution des revenus de l'Église, voir H. of C, 23 janvier 1832, discours de Stanley {Pari. Deb., 3rd ser., vol. IX, p. 793) et//, of L., 18 juillet 1833, discours de lord Plunkett {Pari. Deb., 3rd ser., voL XIX, pp. 857 sqq).

2. H. of C, 27 mai 1834 : discours de Ward (Pari. Deb., 3rd ser., vol. XXIII, pp. 1385-6).

Page 1