‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 57 sur 158 · Rev. William Palmer, A Narrative..., p. 6 n · texte numérisé non relu

Rev. William Palmer, A Narrative..., p. 6 n

2. T. Mozley, Réminiscences chiefly of Oriel Collège and the Oxford Movcment, vol. I, p. 308. — Letters and Correspondence of J. H. Newman during his life in the English Church, éd. Anne Mozley, vol. I, pp. 260-1.

3. R. W. Church, The Oxford Movement. Twelvc ycars, 1833-1845, p. 83.

de plus en plus vers la Haute Eglise, et inquiéter ses supérieurs et ses amis par l'audace de ses démarches ^. Il était un de ceux à qui Rose avait fait appel pour collaborer à sa « Bibliothèque Théologique ». Épuisé par la rédaction d'un volume qui portait sur « les Ariens et les premiers chrétiens », il avait cherché le repos dans un voyage en Italie, où il avait accompagné son ami Froude, atteint de la poitrine. Il venait précisément de rentrer en Angleterre, profondément ému par la condition où il voyait que son Église était réduite. Il avait une nature fébrile, tourmentée. Il était impatient de parler et d'écrire, d'argumenter et de combattre. « Si les temps sont troublés, écrivait-il à sa sœur au moment où, deux ans plus tôt, toute l'Angleterre s'était mise en état d'insurrection contre son clergé, il faudra à Oxford des têtes chaudes. Je serai de celleslà. Me voici à mon poste ^ .»

Les conspirateurs employèrent le mois d'août à développer le programme d'abord arrêté à Hadleigh. Leur première idée fut de fonder une association des «Amis de l'Église », pour la défense de la doctrine, du rite et de la discipline. Perceval rédigea un programme qui fut répandu dans le clergé et parmi les laïques pieux ^. L'idée séduisit bien des gens, et des sociétés locales se formèrent dans plusieurs villes de province. Mais des objections furent soulevées. L'Association projetée était contraire à l'esprit de ceux-là mêmes qui voulaient la fonder : pour un High Churchman authentique, il n'y avait qu'une association à laquelle il eût le droit d'appartenir, et c'était l'Église elle-même *. Inversement, l'Association apparaissait comme devant être gênante pour certains jeunes novateurs, peu soucieux de soumettre à l'approbation d'un comité leurs publications théologiques ^ : Newman s'y refusait absolument. Les deux objections étaient au fond contradictoires; elles se fortifièrent cependant l'une l'autre, et le projet d'association fut abandonné. Les petits traités que les membres du groupe commencèrent à publier en série à partir du 9 septembre, chacun les publia sous sa responsabilité. Les Tracts for the Times furent des brochures, de dimensions inégales mais généralement très réduites, de périodicité irrégulière mais très fréquente, que leurs auteurs s'attachèrent à répandre en masse à travers l'Angleterre. Newman et Keble furent les collaborateurs les plus actifs. A la fin de

1. Affaire de la Charch Missionary Society, 1830. V. à ce sujet Newman, Letters and Correspondence, vol. 1, pp. 215, 223, 225; et Via Media, vol. IL pp. 1-17.

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