‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 8 sur 158 · Pol. Reg., 15 janvier 1831 (vol. LXXI, p · texte numérisé non relu

Pol. Reg., 15 janvier 1831 (vol. LXXI, p

4. Voir la lettre alarmée d'un hbéral très avancé, Sir William Napier à sa femme, janvier 1831 : ... before spring ail Europe will be in war and turmoil. Hère in London men speak sédition openly in the clubs and secretly in the streets; every person Is prepared or preparing for a great change... Public opinion is at last ripe for a révolution, and the first great man that steps forward will be sovereign of this country, or he will found a republic (Life of sir William Napier, vol. I, p. 336). Le 23 février.

dant que les amis indépendants du ministère couraient chez les plus modérés parmi les radicaux — ceux du groupe de Bentham — , leur demandant de démontrer au peuple par la parole et par le livre ce qu'avait d'absurde la destruction des machines, le Cabinet prit le parti d'entamer des poursuites contre Cobbett et Carlile. Le 10 janvier, Richard Carlile fut cité en justice pour deux articles considérés comme séditieux : et le jury, après de longues heures de perplexité, permit aux juges de condamner Carlile à deux ans de' prison, à 200 1. d'amende ^. Poursuites inefficaces : la « presse non timbrée » allait continuer ses progrès. De nouveaux journaux parurent : le Radical, le Republican, et surtout la fameuse publication de Hetherington, le Poor MarCs Guardian, « un journal hebdomadaire, disait le sous-titre, à l'adresse du peuple, fondé en contravention de la loi pour éprouver ce que peut la Force contre le Droit ». On allait comptera Londres, au mois de juillet, jusqu'à trente-deux feuilles « non timbrées ». On les appela, d'un mot français, non des newspapers, mais des journals; et on stigmatisa, dans les milieux tories, ce qu'on appela the spirit of journalism ^. C'étaient bien en effet les journaux républicains de Paris que les révolutionnaires de Londres imitaient, et imitaient avec succès, à la faveur du trouble régnant.

Sur l'Irlande aussi, les révolutions de France et de Belgique — de Belgique surtout, la révolution belge ayant été, en grande partie, une révolution catholique — eurent leur répercussion. Les paysans refusaient la dîme, exigeaient la réduction des fermages : en janvier, la série des crimes agraires fut ouverte par un premier assassinat, et on annonçait déjà la

11 avertit sa femme et ses filles qu'elles aient à se préparer à l'exil : c'est dommage que la France soit si peu sûre, et l'Amérique si éloignée {Ibid., p. 344).

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