‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 83 sur 158 · and 2 Vict., c · texte numérisé non relu

and 2 Vict., c

obstacle aux réformateurs de T administration : ils avaient abordé le problème de telle manière qu'ils avaient rendu leur solution suspecte. Une seule tentative fut faite par le ministère pour employer à d'autres fins les rouages du nouveau système d'assistance publique. Quand, pour régler la question du mariage des E^issidents, il constitua un état civil, il employa les cadres de la Loi des Pauvres ; ce furent les trois commissaires chargés de l'administration de cette loi qui eurent pour fonction de désigner, dans les « unions », les employés préposés à la tenue des registres de l'état civil, avant qu'ils fussent groupés dans un bureau central pour chaque comté, et finalement dans un bureau central pour l'Angleterre tout entière. L'idée était heureuse, et devait finalement réussir : Chadwick obtint même que les nouveaux fonctionnaires fussent invités à enregistrer, outre le décès, la' cause du décès, préparant ainsi de loin la constitution de ce service de l'hj'giène publique, vers lequel Southwood Smith et lui-même aspiraient depuis de longues années ^ Mais il fallut du temps avant qu'on pût faire entrer en application le régime dans certains districts du nord. Le peuple crut à un plan compliqué pour introduire, par un détour, la Loi des Pauvres contre laquelle il s'insurgeait -. C'était un avertissement pour les hommes d'État anglais. Ils abandonnèrent l'idée d'unifier l'administration locale sur la base de la Loi des Pauvres. Ils se contentèrent de réformer le vieux système par pièces et par morceaux, substituant un nouveau chaos administratif à l'ancien chaos et comptant, comme par le passé, sur les mœurs plus que sur les lois pour faire fonctionner la machine.

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