‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècle (volume 2)Chapitre 86 sur 158 · and 6 Will. IV, c · texte numérisé non relu

and 6 Will. IV, c

des Boardsof Guardians^; mais le nouveau bill avorta, au cours de la discussion des articles.

Une autre question, posée depuis longtemps, devint pressante en 1839 : car tout le nord de l'Angleterre, cette année-là, fut agité par des troubles contre lesquels les amis de l'ordre n'eurent d'autre recours que la troupe, faute d'une gendarmerie locale. Comment donc donner au pays la gendarmerie qui lui faisait défaut? Fallait-il organiser une police d'État, placée dans la dépendance exclusive d'un service central siégeant à Londres? C'est ce que Peel avait fait en 1829 pour la ville de Londres^; mais telle audace était permise à un ministre tory qui ne l'était pas à un ministre libéral. Fallait-il donc attendre la constitution de ces County Boards réclamés par Joseph Hume et ses amis, pour leur attribuer le contrôle de la police rurale? On ne pouvait ajourner jusqu'au temps où cette utopie serait réalisée la solution d'un problème grave. Lord John Russell prit le parti de remettre aux Juges de Paix des comtés toute l'administration de la police locale -, le secrétaire d'Etat ne se réservant pour fonction que d'énoncer les règles de cette administration, uniformes sur toute l'étendue du royaume. Les Juges de Paix eurent le droit d'augmenter ou de réduire à leur gré le nombre des constables; ils eurent le droit de nommer les chief constables, — un chief constable par comté ou par circonscription électorale — qui eurent pleins pouvoirs à leur tour pour nommer ou casser les simples constables. C'était assurément une mesure de centralisation; elle rencontra l'opposition bruyante de Disraeli, de Fielden, d'Attwood et d'une poignée de radicaux extrémistes ^. Mais ce n'était une mesure de centralisation que dans les limites de chaque comté, et la centralisation ne s'opérait pas, comme c'avait été le cas pour la nouvelle Loi des Pauvres, au détriment de la gentry rurale. Elle s'opérait au bénéfice et sous le contrôle de cette gentry. Dix années de gouvernement whig aboutissaient au renforcement de l'autorité des Juges de Paix aristocratiques dans les campagnes ^.

1. H.of C, 6 mars 1839 (à cette date le bill a été modifié : le Boavd of Hif/hivays n'est plus le Board of Guardians (Pari. Deb., 3rd ser., vol. XLV, pp. 1319 sqq.), et 24 avril 1839 (Pari. Deb., 3rd ser.. vol. XLVII, pp. 499 sqq.).

2. 2 and 3 Vict., c. 93. Le titre de la loi est caractéristique : « An Act for the establishment of County and District Constables by the Authority of Justices of the Peace. « Une loi avait été votée antérieurement (5 and 6 Will. 4, c. 43) » for enlarging the powers of raagistrates in the appointment of spécial constables ».

3. H. of C, 24 juillet, 7 août, 8 août 1839 (Pari. Deb., 3rd ser., vol. XLIX, pp. 731, 738); 7 août 1839 (Pari. Deb., 3rd ser., vol. L, p. 6); 8 août 1839 (Pari. Deb., Srdser., vol. L, p. 116).

4. La loi fut amendée en 1840 (3 and 4 Vict.,c. 88). — Au cours des débats dont ce nouveau bill fut l'objet, on trouvera des détails intéressants sur l'application de la loi de 1839 (H. of C, 18 février, 24 mars, 30 mars, 18 juin, 26 juin, 16 juillet 1840. — Pari.

Il y avait cependant un point du programme L'ORGANISATION DE réformateur sur lequel il était difficile aux

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