Ibid, p
a. II. of L., 18 juin 1810: discours de lord H»irro\vl)y {Pari. Dcb., vol. XVII, pp. 752 sq(j.) Tout ce discours de lord llfirrowhy conslituii un labloiiu très inU'rtîssant d(' l'étnt du clergé.
4. Cf. Ed. ficv., jariv. 1805, n" X, art. 111. Observations on thc Résidence of the Clenjy <voi. V, p. 301).
5. //. o/C, 25 avril 1800 : discour» do Wilbcrforcc {Pari. Dcb., vol. VI, p. 925).
qu'une église est complètement déserte, il abrège son itinéraire dominical en y supprimant le culte, tout en continuant à toucher l'argent. La communion n'est administrée dans les paroisses rurales que trois ou quatre fois par an, à Pâques, à Noël, à la Saint-Michel. Dans les églises délabrées, devenues des hangars vides, les enfants du village jouent aux billes, les bedeaux font couver leurs poules ^ Il y a des rectories qui sont de véritables pocket rec/orfes , comparables aux pocket boroughs du système électoral. Gobbett, au cours d'une de ses promenades à cheval, découvre, dans le Wiltshire, une paroisse qui constitue un véritable Old Sarum spirituel. Elle rapporte au parson 300 1. par an. Mais il n'y a ni église ni presbytère. Quand un nouveau parson est nommé, on dresse une tente au lieu où jadis se dressait l'église de la paroisse, et c'est sous cette tente que s'accomplit la cérémonie d' « induction^ ».
La « non-résidence » des parsons est tellement scandaleuse que l'opinion publique s'en émeut : une série d'enquêtes officielles sont faites qui permettent de mesurer l'étendue du mal. Sur 11 000 bénéfices, il y en a plus de 6 000 dont le titulaire ne. résidû-pas^ Sur 3 998 bénéfices dont le revenu ne dépasse point 150 1., il y en a 2 438 dont le titulaire ne réside pas*. Les enquêtes ne portent, bien entendu, que sur l'Angleterre et le pays de Galles. En Irlande, il va de soi que l'immense majorité des bénéfices sont des sinécures. Car un sixième à peine de la population appartient à la religion protestante ; tous les protestants, il s'en faut de beaucoup, n'appartiennent pas à la religion d'État. Ce qui n'empêche pas l'Église d'État d'être établie sur le même pied que si toute la population avait besoin de son assistance. Ici le scandale n'est pas que les parsons négligent leurs ouailles, c'est qu'on impose au pays la charge de cette énorme Église sans fidèles".
1. Sur ces pratiques relâchées, voir Overlon, English Church in the XIXth century, pp. 127 sqq. — Guaning, Réminiscences of Cambridge, voL II, pp. 149-ioO.