‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 209 sur 387 · Gobbett, Rural Rides, 29 sept · texte numérisé non relu

Gobbett, Rural Rides, 29 sept

3. 4506 en 1804-1803; 4132 en 1803-1806; 6143 en 1806-1807; mais on nous explique que la différence tient seulement à ce que la statistique est mieux faite. Voir Abstract, presented to the Hou.sc of Gommons, of Rclurns relative to the cLergy, 1808. — 6120 en 1807- 1808. Y OIT Abstract ... of Returns respecting Résidence and non-Residence, For the Year ending March 25, 1808, 1809. — 7 298 en 1808-1809. Voir Abstract of the Numbcr of Résident Incumbents and of the Number of Résident Incumbents according to the Diocesan Returns for the Year 1810, 1812. — 6 311 en 1812. Voir Abstract of the Number of Résident and Licensei Curâtes, with the Amount of the Salaries of Curacies, according to the Diocesan Returns for the Year 1811, 1813.

4. An Abstract of the Returns respecting Non-Residence for the Year ending the 25lh March 1808, including only Livings under the value of £ 150 pcr Annam, 1810.

5. H. of C, 13 mars 1806; discours de Grattan {Pari. Dcb., \oh VI, p. 429) : In many parishes of Ireland there were no parishioners to vvhom the clergyman could minister; and therefore, it must be totally unnecessary to enforce the résidence of an incumbent, so long as a parish continued to be so circumstanced(!).

Les églises existantes sont vides : un clergé sans conscience et sans zèle a intérêt qu'elles restent vides, sa tâche en est simplifiée. En vérité elles suffiraient à peine, môme si elles étaient toutes combles, à contenir une faible minorité de la population anglaise. Depuis 1688, les évoques et les parsons n'ont presque pas songé à s'adapter aux besoins d'une population qui augmente et dont la distribution se modifie. Il en est par suite de la répartition des diocèses et des paroisses comme nous avons observé qu'il en était de la représentation parlementaire. La province de York, jadis à moitié déserte, où maintenant les grands centres industriels se multiplient, n'a que six évêchés contre vingt dans la province de Ganterbury, et 2 000 paroisses contre près de 10000 dans cette même province. Bath, Chichester, Ely, Hereford ont des évêques; Manchester, Leeds, Birmingham, Liverpool n'en ont pas. A Liverpool, il n'y a de place dans les églises que pour 21 000 fidèles : la ville a 94 000 habitants. A Manchester, il n'y a que 11000 sièges dans les églises, et 79 000 habitants dans la ville. A Londres, l'Église d'État met à la disposition d'une population qui dépasse le million, 150000 sièges environ ^

Une loi a bien été votée, sous la reine Anne, prévoyant la construction de cinquante églises dans la capitale -. Mais elle a été imparfaitement exécutée : dans le cours d'un siècle, malgré l'accroissement imprévu de la population, on n'a bâdi à Londres que dix églises. Un Anglais peut toujours, s'il le veut, ouvrir un lieu de culte, à condition (jue le service diffère du service anglican. S'il veut au contraire bâtir une chapelle « épiscopale », il se heurte à des difficultés sans nombre. Les contribuables redoutent, avec l'apparition d'un nouveau clergyman, l'augmentation des impôts. Le patron aristocratique des églises déjà existantes ne veut pas d'une église nouvelle qui, faisant concurrence aux autres, en abaissera la valeur vénale. Le duc de Portland force la paroisse de Marylebone, qui compte 40 000 habitants, à se contenter d'une église de village, capable de contenir tout au plus 200 fidèles ^ Qu'arrivera-t-il cependant, de toute nécessité, si l'Église Anglicane ne sait pas rendre ses clercs plus diligents, si elle ne met pas un plus grand nombre d'églises à la disposition des fidèles? Ou bien la population deviendra accessible aux influences révolution-

1. Ovcrtoii, Hiuilish Churck in the XlXlh century, pp. lii-l'i.i.

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