Minutes, vol. IH, p
3. Pour l'histoire de cci projet de loi, voir des détails noinbn^ux dans Pellew, Life of lord Sidmouth, vol. IH, pp. 38 sqq. — Cf. Life of Wilbcrforce, vol. III, pp. 507 sqq. — On trouvtTH le texte comphit du bill imprimé a. la suite du compte rendu de Ift séance de la Clmmbre des Lords, 9 mai 1811 {Pari. Dcb., vol. Xl.X, pp. 1128 sciq.).
4. Voir lo lexlo des résolutions adoptées lo 14 mai 1811, Melhodisl Magazine, 1811, vol. XXXIV, PI). 558-500.
d'accepter les serments de tous les prédicateurs qui ne pourront prouver qu'ils sont attachés à une congrégation déterminée*; et les décisions des Juges de Paix sont confirmées, en appel, par la Cour du Banc du Roi*. Pour la deuxième fois le monde du Dissent entre en fermentation.
Une nouvelle association se forme pour la défense des libertés protestantes -^ Le Committee of Privilèges wesleyen lance une sorte d'appel à la révolte, invite tous les membres de la hiérarchie méthodiste à « laisser saisir leurs biens, emprisonner leurs personnes, plutôt que de consentir à payer des amendes pour avoir adoré Dieu selon leur conscience* ». Le ministère agirait follement si, au moment où le parti de l'émancipation catholique est plus fort que jamais, il allait se mettre à dos, outre les catholiques, les dissidents protestants ^ En 1811, Perceval avait renoncé à modifier la législation existante en un sens défavorable aux intérêts nonconformistes. En 1812, il la modifie de manière à favoriser ces intérêts. La loi, préparée par lui, est votée après sa mort, au mois de juillet^ Le New Toleralion AcP, comme on l'appelle, abroge le Five Miles Act et le Conveniicle Act, et n'en répète les dispositions que sous une forme atténuée. Dorénavant les réunions religieuses ne seront soumises à aucun contrôle, lorsqu'elles se composeront de moins de vingt personnes, et non plus, comme auparavant, de cinq personnes seulement. Ainsi se trouvent facilités les prayer-meetings, tenus entre laïques, dans des maisons privées, que le réveil méthodiste a mis à la mode. Toutes les exemptions légales, y compris celle de servir dans la milice, sont expressément accordées aux prédicateurs ambulants*. Seul un amendement, introduit après coup à la Chambre des Lords, spécifie que le prédicateur devra être un
1. Evangelical Magazine, \o\. XX, janv. 1812, p. 37; mars 1812, p. 114.