‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 227 sur 387 · Life of Wilberforce, vol. II, p · texte numérisé non relu

Life of Wilberforce, vol. II, p

évêques ». Son activité législative se heurte aux mêmes obstacles. Il ne réussit pas à enlever le vote d'une loi pour faciliter la construction d'églises par des particuliers, le « patronage » de ces églises étant laissé aux individus qui les ont fait construire * : les évêques voient d'un trop mauvais œil ces proprielary chapels qui échappent à leur contrôle, qui sont autant de forteresses pour les demi-hérétiques du parti évangélique, qui sont parfois ouvertes indistinctement aux anglicans et aux nonconformistes ^. Wilberforce et ses amis obtiennent des résultats plus heureux en ce qui concerne la non-résidence des vicars et la condition misérable des curâtes ; mais ce n'est qu'après des vicissitudes sans nombre. L'histoire de ces vicissitudes n'est pas sans intérêt. f^ Elle met excellemment en lumière l'attitude et la puissance respectives de chacun des partis qui se disputent le gouvernement de l'Église anglicane.

En 1796, le Parlement vote une loi qui permet aux évêques de relever jusqu'à concurrence de 75 1. et non plus de 30 1., comme auparavant, le traitement des curâtes de leur diocèse ^. Le prix de toutes choses a haussé, et les curâtes ont droit à la même sollicitude que tous les petits fonctionnaires. Le traitement des curâtes étant prélevé sur le revenu des vicars, c'est une mesure qui, faiblement et indirectement, pénalise l'absentéisme de ceux-ci : 'Wilberforce la voulait plus radicale, mais n'a pas été écouté *. Observons d'ailleurs le caractère général de la loi nouvelle. Elle donne aux évêquQS le pouvoir arbitraire de fixer le juste prix du travail des curâtes; elle leur donne en outre le droit de révoquer les curâtes, « pour toute cause qui leur paraîtra bonne et raisonnable », « sommairement et sans forme de procès »; les curâtes n'ont droit d'appel que devant l'archevêque, qui jugera lui-même en appel selon une procédure « sommaire ». Ainsi la loi semble faite tout entière pour fortifier la hiérarchie anglicane : elle répond aux vœux de la « Haute Église » plus encore qu'aux vœux de la « Basse Église »;

Cinq ans s'écoulent. La non-résidence des vicars commence à faire scandale. Or, une loi formelle, qui date du règne de Henri VHP, et n'a jamais été abrogée, condamne, sous des peines sévères, le cumul des bénéfices ecclésiastiques, la non-résidence des vicars, l'exploita-

1. Life 0/ Wilberforce, vol. H, p. 362; Wilberforce, ù William lley, 9 sept. 1800.

2. Danten/s Guide io Ihe Church (cilé par Overton, English Church in the XlXlh Century, p. 148).

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