‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 238 sur 387 · Voir plus haut, liv. II, chap. ii, pp. 269 sqq · texte numérisé non relu

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4. Une loi a déjà été votée en 1788 (28 Geo. III, c. 48). Le Philanihropist mentionne quatre sociétés fondées en 1773, 1780, 1788, 1799, pour la protection des petits ramoneurs (vol. V, pp. 341-342), une autre en 1803, sous la présidence de l'évêque de Durham (vol. VII, pp. 27 sqq.). Un bill, voté en 1814 par les Communes, est rejeté par les Lords. — Voir encore H. of C, 5 juin, 2o juin 1817 {Pari. Deb., vol. XXXVI, pp. 889-890, 1133-1157).

0. H. of C, 1" mai 1810 (Pari. Deb., vol. XVI, pp. 773-774). — Life of Wilberforce, vol. 111, pp. 440, 444, 504.

6. H. of C, 13 mars 1812 (Pari. Deb., vol. XXI, p. 1287). « Most vilely used in the newspapers », note Wilberforce dans son journal, le 23 mars {Life, vol. IV, p. 18).

du libéralisme humanitaire? Peut-être, mais les évangéliques peuvent se défendre du reproche de contradiction. « La barbare coutume de la pendaison, écrivait Wilberforce dès 1787, a été trop longtemps mise à répreuve, avec tout le succès qu'on en pouvait attendre. Le moyen le plus efficace pour prévenir les grands crimes est de punir les petits, et de réprimer Tesprit de licence, générateur de tous les vices*. » Les évangéliques espèrent rendre le droit pénal inutile par la sévérité même de la morale publique.

De toutes les réformes enfin dont le parti L'ABOLITION DE LA , ,,. ,. , , • n j , -, > a

TRAITE évangelique revendique la gloire, celle dont il MjÂg

est le plus fier, c'est l'abolition deJa t^^^ Le ^ ^ ^ur^l mouvement remonte aux années qui séparent la Révolution d'Amérique et la Révolution de France. Les abolitionnistes, vers 1788, comptaient sur la savante organisation de leurs comités de propagande, sur leurs distributions de brochures, leurs réunions publiques, leurs pétitions, pour obtenir une prochaine victoire. Les événements de France ont ajourné la réalisation de leurs espérances. La cause de l'abolition de la traite a été confondue avec la cause de l'émancipation totale, la cause de l'émancipation totale avec la cause du jacobinisme; et la Convention a gravement compromis, en Angleterre, les amis des noirs ([uand elle a conféré à Wilberforce, en l'honneur de sa campagne abolitionniste, le titre de citoyen français. De 1789 à 1800, c'est en vain <{ue d'année en année Wilberforce et ses amis essaient d'obtenir l'abolition, soit graduelle, soit partielle. De 1800 à 1804, ils gardent le silence, trouvent plus sage de ne rien demander. Puis, la terreur antijacobine étant devenue moins intense, leur propagande reprend de l'influence dans les conseils gouvernementaux : Pitt, en 1805, peu de mois avant de mourir, rend un Order in Council qui interdit l'introduction d'esclaves dans les colonies nouvellement conquises. En 180G, le ministère Fox-Grenville prend une série de mesures qui aboutissent, l'année suivante, au vote d'une loi d'abolition fol a le-.

Reste à faire en sorte que la victoire remportée ne soii |»;is illusoire. Wilberforce et ses alliés fondent, afin d'y veiller, VAfrican Instilulion'. Ils exigent du gouvernement qu'il exerce une surveillance vigilante sur les côtes d'Afrique, afin d'empêcher des sujets anglais de s'y livrer en fraude à la traite. Ils exigent qu'il s'intéresse au sort

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