Diary, 12 juin 1787 (Life, vol. 1. p
2. 46 G<îO. m. c. .')2; 40 Geo. III, c. 119; 47 Geo. III, hohs. I, < . :"'.
:i. lAfe of Wilberforce, vol. III, p. 300; Life of William Allen, \n\. 1, \>\>. S.VXO, '.II, 112. 138 sqq.. 184 sqq.. 223 sqq., 258.
de la colonie de Sierra-Leone, établie par eux' pour offrir au monde le modèle d'une colonie européenne habitée par les noirs sans être pour cela fondée sur l'institution servile. Ils exigent encore qu'il s'oppose à l'infiltration illégale de nouveaux esclaves dans les Antilles anglaises, et font voter en 1811 par le Parlement une loi qui frappe de quatorze ans de déportation la pratique de la traite-. Les victoires maritimes de l'Angleterre facilitent leur tâche. Chaque fois qu'une colonie française tombe aux mains de l'Angleterre, c'est autant de terrain perdu pour le commerce des négriers. Les gouvernements d'Espagne et de Portugal étant devenus les clients du gouvernement britannique, on peut espérer que celui-ci saura leur imposer l'abolition de la traite dans leurs propres colonies. Au moment où la paix est imminente, la Chambre des Communes, par un vote unanime, enjoint au Cabinet de solliciter, « de tous les souverains d'Europe », « l'abolition immédiate et universelle de la traite' ».
Vœu tout d'abord déçu. Lord Gastlereagh, qui avait été, dans la Chambre des Communes, un des rares adversaires intransigeants de l'abolition, se borne, dans le premier traité de Paris, à obtenir de Louis XVIII la promesse qu'il prendra les mesures nécessaires pour l'abolition « après un délai de cinq ans ». Ainsi la traite se trouve rétablie, pour cinq ans, dans toutes les colonies que l'on restitue à la France et d'où elle avait été bannie d'une manière que l'on croyait définitive*. Comment revenir sur une convention signée selon les formes? Comment, d'autre part, ne pas accorder à l'Espagne et au Portugal le délai de cinq ans que l'on a accordé à la France? Tout ce que lord Liverpool et lord Castlereagh peuvent faire, pour donner quelque satisfaction au public, c'est d'obtenir, à Vienne, que la traite soit interdite sur toute la côte occidentale d'Afrique à partir du cap Formosa, D'ailleurs Napoléon, revenu de l'île d'Elbe, tire les abolitionnistes d'embarras. Pour se concilier l'opinion libérale, il décrète l'abolition de la traite. Quand on signe avec Louis XVIII, le nouveau roi de France, un second traité de Paris, il est facile, cette fois, de ne pas renouveler l'imprudence commise en 1814, et d'obtenir l'interdiction immédiate^.
1. Dès 1791; Life of WUberforce, vol. I, pp. 305, 307, 323. Le succès fut médiocre. Voir plaintes à la Chambre des Communes, 8 avril 1811 (Pari. Deb., vol. XIX, pp. 731 sqq.),
2. .51 Geo. III, c. 23. — Bill déposé par Brougham {H. of C, 5 mars 1811 ; Pari. Deb., vol. XIX, pp. 233 sqq.).