‹ Histoire du peuple anglais au 19e siècleChapitre 251 sur 387 · Charles Butler, Historical Memoirs, vol. IV, p · texte numérisé non relu

Charles Butler, Historical Memoirs, vol. IV, p

lestants appartiennent à des sectes dissidentes, qui ont à se plaindre, comme la communauté catholique, sinon au même degré, de l'intolérance de rÉglise Établie. En 1807, le parti tory a mené la campagne électorale aux cris de « A bas le Papisme ! » et travaillé à détacher les Dissidents du parti whig, en exploitant leurs passions anti-catholiques. Or. comment les Dissidents ont-ils été récompensés par la suite d'avoir voté pour les tories? Le parti tory a cherché à restreindre par une loi la liberté d'organisation de leurs églises. Autre fait, dont l'importance est peut-être plus considérable encore : la philosophie irréligieuse du xviii^ siècle, puis la Révolution française, qui a été < ctte philosophie en acte, ont changé l'aspect du problème de la tolé- I ance. La Babylone moderne, ce n'est plus Rome, mais Paris. L'Anté-

• hrist, ce n'est plus le Pape, mais Voltaire. D'où, chez les protestants anglais, par antipathie à l'égard de la pure et simple irréligion, plus d'indulgence à l'égard de la religion sous toutes ses formes, et en particulier de la religion catholique.

« Ils ont sans doute, écrit Mrs. Hannah More dans un de ses tracts anti-jacobins, une bien mauvaise religion : mais mieux vaut encore une mauvaise religion que pas de religion du tout'. » Parmi les « Saints », Henry Thornton est, depuis 1805, un partisan décidé de l'émancipation ; t;t Wilberforce, toujours disposé à manifester autant de tolérance que possible en faveur des catholiques ^, prend parti, en 1812 et en 1813, pour leur admission au Parlementa Dans des milieux très différents, il se produit, contre l'idéal classique, profane, païen, du xviii' siècle fiançais, un mouvement de réaction également favorable au catholicisme : les hommes de lettres découvrent, dans le moyen âge chrétien

• t catholique, des sources nouvelles d'inspiration. Wordsworth, dans -on £'xcM/*s/on, -oppose, à l'enfer des usines modernes, la paix des anciennes cathédrales*; admire et décrit les ruines gothiques*; s émeut à la pensée des désordres qui ont accompagné la Réforme, autels abattus, religieux dispersés. Dans le Waverley de Walter Scott, Ions les calvinistes sont grotesques ou haïssables ; Charles-Edouard, If prétendant catholique, est en revanche idéalisé; et la sublime Flora Maclvor, catholique elle aus>i. se retire à la lin du loiiian (ians un '•(mvent de bénédictines •"'.

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