Prélude, Book III
HIHTOIRB DU PKt/PLC ANGLAIS.
disciplinent les passions : l'emploi même du système poétique a pour effet de donner aux narrations et aux descriptions du poète une mesure qui tempère les mouvements de notre sensibilité. L'homme est ramené par l'art à cette sérénité naturelle qui est pour lui le souverain bien.
From nature doth émotion come, and moods Of calmness equally are Nature's gift : This is her glory; thèse two attributes Are sister horns that contribute her strength. Hence genius, born to thrive by interchange Of place and excitation, finds in her His best and purest friend ; from her receives That energy, by which he seeks the truth, From her that happy stillness of the mind Which fits him to receive it when unsought i.
La poésie de Wordsw^orth est trop souvent plate comme de la prose, ennuyeuse comme un sermon; et cependant, si on se laisse aller au courant doux et égal de ces innombrables vers blancs, comment ne pas sentir la calme et pure beauté des états d'âme analysés, des paysages décrits? comment ne pas comprendre par quels côtés Wordsworth touche l'âme anglaise? Il ne fait sans doute pas appel, comme le prédicateur orthodoxe, à la peur de l'enfer, au besoin d'une médiation surnaturelle. Les notions du péché et de la damnation ne tiennent que peu de place dans sa théologie optimiste : c'est de Rousseau qu'il dérive, non de Wesley. Mais, quelle que soit l'aversion manifestée par les méthodistes et les évangéliques à l'égard du naturalisme religieux de Rousseau, il n'en est pas moins vrai que la philosophie de celui-ci constitue une première réaction sentimentale et chrétienne contre le rationalisme critique du xviii" siècle. Malgré eux, les évangéliques subissent son influence.
Bowies, précurseur de Wordsworth, était un pasteur anglican; et c'est sa conversion au christianisme évangélique qui fit de Gowper, môme avant Bowies, un poète de la nature. Gisborne, l'auteur des Walks in the Fovesl, est encore un évangélique; et l'amour le plus sincère de la nature se manifeste tout le long du Journal Intime de Wilberforce^. Répétons, au sujet des poètes de la nature, ce que nous