Langford, A Century of Birmingham Life, vol. II, p
Philosophical Society \ où George Stephenson envoie son fils Robert faire son éducation scientifique, assister aux expériences et aux discussions, moyennant trois guinées par an*. A Bristol, le docteur Beddoes, chassé d'Oxford en 1792 pour cause de jacobinisme, fonde son « Institution Pneumatique » pour la guérison des maladies par l'inhalation des gaz. Il aurait aimé la compléter par une vaste maison d'enseignement; l'argent manquant, il s'est contenté d'organiser des cours à r « Institution Pneumatique » elle-même. Le public bourgeois y afflue. Les cours sont parfois de simples conférences de vulgarisation, parfois aussi ils présentent un caractère plus relevé. Cours d'anatomie, par les chirurgiens de l'endroit. Cours de chimie, par le docteur Beddoes*. Une publication, intitulé Contributions to Physical and Médical Knowledge, principally from the West ofEngland, enregistre périodiquement les expériences. Beddoes, pendant qu'il dirige l'établissement, a pour assistant un jeune méthodiste des Cornouailles, d'origine plébéienne, Humphry Davy, qui achève auprès de lui son éducation scientifique, et publie dans les « Contributions » ses premiers travaux.
Londres, considéré au point de vue universitaire, n'est qu'une grande ville de province : il lui faut recourir, pour se constituer un enseignement scientifique, aux mômes expédients que Birmingham ou Manchester. Bentham et ses amis songent à utiliser l'association lancastérienne pour fonder un établissement d'enseignement secondaire où l'on donnerait des leçons de mathématiques, de langues vivantes, de politique et de morale, et qui fournirait aux enfants de la classe moyenne l'éducation positive qui leur manque*. Le projet avorte, et plusieurs années s'écouleront avant que les Benthamites réussissent à doter la capitale d'une véritable Université. De quelles ressources disposent, en attendant, les bourgeois de Londres lorsqu'ils veulent s'instruire?
Les conférences par souscription se multiplient. Dans les amphithéâtres des hôpitaux se donnent des cours, non pas seulement de médecine et de chirurgie, mais de physique et de chimie ^ : William Allen, en 1802, réunissait, à ses leçons de chimie, un auditoire de cent vingt auditeurs*. D'autres institutions plus régulières se forment, dont
1. Holmes, Coal Mines of Durham and Nortimmberland, 1816, p. 184.