Life of William Allen, vol. l, pp
Campbell, Coleridge, donnent des conférences d'esthétique et de critique littéraire.
L' « Institution Royale » est à la mode, elle fait rage*, mais on ne saurait dire que le succès soit entièrement de bon aloi : le public qui se presse aux conférences est trop mondain. Lorsque Dalton vient faire un cours, il n'est pas compris^; Thomas Young l'est moins encore, lorsqu'il expose ses vues révolutionnaires sur la nature de la lumière, ose contester le dogme newtonien'. L' « Institution » a ses détracteurs acharnés^, les critiques de la « Revue d'Edimbourg >> la jugent inutile et frivole, jusqu'au jour où, par une série de découvertes sensationnelles, faites avec la puissante batterie électrique du laboratoire, Davy lui apporte la consécration du succès.
Au mois de juin 1800, Sir Joseph Banks a donné lecture à la « Société Royale » d'un mémoire de Volta, « sur l'électricité excitée par le simple contact de substances conductrices d'espèces diverses^ ». Volta y décrivait, à titre de curiosité scientifique, et sans prétendre tirer de sa découverte la moindre conclusion philosophique, le dispositif de la pile qui, depuis lors, porte son nom. La lecture de Sir Joseph Banks, puis l'impression du mémoire dans les Philosophical Transactions, font connaître, dans toute l'Angleterre, la découverte de l'électricien italien; et plusieurs savants construisent des piles de Volta, avec l'intention d'en essayer la puissance^. Nicholson, le directeur du Journal, et le chirurgien Carlisle constatent, « par hasard », que la pile de Volta décompose l'eau, l'hydrogène se portant au pôle négatif, l'oxygène au pôle positif. Gruikshank constate que la pile de Volta décompose un certain nombre de sels, avec réaction alcaline au pôle positif. Wollaston essaie d'établir que, lorsque des phénomènes chimiques se produisent dans la pile, ce sont les phénomènes chimiques, non les phénomènes électriques, qui sont fondamentaux, et expliquent les autres'. Davy, que Rumford a fait venir de Bristol, et qui est le