LE LO\G PARLEMEXT^ (1640-IG
Pym. — Si Strufford est pour nous la personniGcation de l'esprit de despotisme, John Pym, champion des Communes dans le nouveau Parlement, incarne le respect de la légalité. Issu d'une famille noble et riche du Somersetshire, il entra au Parlement dès 1614, et son emprisonnement à la fin de la session en fit un martyr de la cause nationale. Chef du parti de l'opposition en 1620 avec John Eliot, il était un u des douze ambassadeurs n pour lesquels Jacques ordonna d'apporter des fauteuils lors de la conférence de U'hitehall. En 1640, il se trouvait être le seul survivant de toute une phalange de patriotes qui avaient lutté avec lui pour la liberté
' Sources : L'Histoire du Parlement de Clarendon » appartient plutôt « , comme le fait très-justement remarquer Hallam, • à la classe des Mémoires qu'au genre historique t . Le singulier contraste entre la conduite de l'auteur à celte époque et son compte rendu des séances du Parlement, ainsi (juc l'insigne mauvaise foi avec la(|uelle il a sciemment altéré la plupart des événemcnis, enlève toute valeur historique à cet ouvrage pour la première partie de la guerre civile. Néanmoins, l'ouirage se recommande par de sérieux mérites; le style a une grande allure, et l'on y trouve de beaux portraits historiques. L'Histoire du Parlement de May est exacte et assez impartiale; mais les seules véritables bases de toute étude sérieuse de cette époque sont les comptes rendus des séances du Parlement conservés dans les \otes de sir Ralph Varney (publiées par M. Bruce) et dans celles de sir Symonds d'Eues. C'est ce dernier qui a fourni àM. Forstevia matière de ses deux ouvrages T/ie Great Remonstrance et The Arrest of the Five Members, les livres les mieux documentés que nous ayons pour cette période. Les State Papers de Rusliuorth sont précieux pour toute celte époque; la collection de son rival, Nalson, est aussi digne de confiance, mais moins riche; toutes deux sont complétées par les Clarendon et Harduicke Sîate Papers. Citons parmi les Mémoires du temps ceux de Whitelock, Ludlow. Warwick, et de madame Hutchinson, ainsi que The Life of Clarendon. Consulter pour l'Irlande, Carte, Life of Ormond, enrichie de pièces justificatives ; pour l'Ecosse, les Lettres de Baillie et l'Histoire de M. Burton. Lingard nous donne d'utiles informations sur les intrigues de Charles avec les catholiques anglais et irlandais, Guizot attire surtout notre attention sur les rapports de l'Angleterre, avec les puissances étrangères. La physionomie de Pym a été bien esquissée par M. Forster dans ses Stalesmen ofthe Commonweallh, et dans l'essai biographique de M. Goldwin Smith. On trouve enfin beaucoup de renseignements précieux dans l'ouvrage de W. Sandford, Illustrations of the Great Rébellion.