‹ Histoire du peuple anglaisChapitre 38 sur 205 · CROMWELL · texte numérisé non relu

CROMWELL

clans, et se précipita, avec ses nouvelles forces, sur les covenautaires campés à Tippcrmiiir. Il remporta une victoire qui lui permit d'occuper Perth, de mettre Aberdeen à sac, et de répandre la terreur dans Edimbourg. Ces nouvelles encouragèrent Charles, qui revenait de sa campagne dans rOuest, à tenter un coup de main sur Londres ; les Ecossais étaient encore arrêtés par le siège de Newcastle; mais les autres vainqueurs de Marston Moor se trouvèrent sur le chemin du Koi, à Newbury, où leurs troupes, grossies par les soldats qui avaient échappé à la capitulation du Cornouailles, lui livrèrent bataille. Les furieuses charges des royalistes ne purent réussir à briser les escadrons parlementaires, et les soldats d'Essex vengèrent la honte de leur récente défaite en se jetant sur les canons qu'ils avaient perdus, et en Jes ramenant en triomphe dans leurs lignes (octobre 1644). Cromvvell voulut profiter de l'occasion, et supplia les chefs de le laisser charger à la tète d'une seule brigade. Mais Manchester, comme Essex, craignait de remporter une victoire trop éclatante sur le Roi; Charles put ramener son armée à Oxford, et reparaître sur le champ de sa défaite sans être inquiété.

Cromwell. — La querelle entre Cromwell et lord Manchester à Newbury allait faire entrer la guerre dans une nouvelle phase. A peine Pym avait-il été enseveli à Westminster, que l'Angleterre reconnut d'instinct que Pym allait avoir, dans le vaincjueur de ALarston Moor, un successeur d'un génie encore supérieur au sien.

iVé à la fin du règne d'Elisabeth ( 1599), d'un cadet de la grande maison des Cromuiell de Hinchinbrook, et allié par les femmes à Hampden et à Saint-John, il avait été, par la mort de son père, rappelé de Cambridge, où il était resté très-peu de temps dans le petit domaine patrimonial de Huntiugdon, qu'il quitta pour une ferme à Saint-Ives. iVous l'avons déjà vu, au temps du gouvernement personnel de Charles I", sombre et languissant, plein de pressentiments d'une mort prochaine, rongé par la mélancolie qui faisait le fond de sa nature, mais qu'accroissait encore l'inaction où le despotisme maintenait l'Angleterre. Mais à peine la tyrannie royale fut- elle brisée que son énergie se manifesta avec éclat. Son père, ainsi que trois de ses oncles, avaient siégé dans les derniers Parlements d'Elisabeth. Olivier, élu député en 1628, avait été renvoyé au Court et au Long Parlement par la ville de Cambridge. Un personnage de la cour, sir Philippe Waru'ick, a esquissé un portrait du futur protecteur qui nous donne une idée de son extérieur au commencement de sa carrière politique : " J'entrai un matin à la Chambre, j'étais mis avec beaucoup de soin, et j'aperçus un homme qui parlait et qui m'était tout à fait inconnu. Son costume consistait en un vêtement de drap d'une excessivesimplicité, qui semblait avoir été fait par un mauvais tailleur de campagne. Son linge était grossier et d'une propreté douteuse; je me souviens

même d'avoir remarqué une ou deux taches de sang sur son rabat, qui n'était pas beaucoup plus large que sa collerette ; son chapeau n'avait pas de ruban. Il paraissait de taille moyenne, le sabre serré à la taille; sa figure était rouge et joufflue, sa voix dure et discordante; mais il parlait avec une éloquence pleine de feu. » 11 était très-écouté; sa valeur cependant se montrait beaucoup plus en actes qu'en paroles.

Il avait paru k Kdgehill avec des troupes levées par lui ; il saisit d'un coup d'œil le vice radical de l'armée d'Essex : « Une masse indisciplinée de pauvres garçons d'auberge et de pauvres apprentis des villes " , avait-il dit d'avance à Hampden, « ne pourront jamais lutter contre des gentilshommes. » Il vit que l'enthousiasme religieux était la seule arme qu'on pût opposer avec succès au courage chevaleresque des royalistes. Ce projet semblait une pure utopie, même à Hampden ; mais Cronuvell prit sur lui de lever pour V Association des comtés de l'Est un régiment d'un millier de soldats, connus bientôt sous le nom de « Côtes de fer « , et qui était uniquement formé d' « hommes pieux ;) . Il consacra toute sa fortune à cette œuvre à laquelle il s'était donné tout entier : ^ J'y ai dépensé onze à douze cents livres ; et comme mon patrimoine est très-peu considérable, il ne me reste que peu de choSe pour venir en aide à mes soldats, n Ces soldats formaient « une délicieuse compagnie 1 , disait-il à ses amis, avec un orgueil tout militaire. " Parmi eux, on ne souffrait ni ivrognerie, ni désordres, ni blasphèmes, ni impiétés. Tout jurement était puni d'une amende de douze pence. >•

Ses innovations ne s'arrêtèrent pas là. Il n'eut aucun égard à la tradition qui voulait que les commandements fussent confiés à des hommes de haute naissance. « V'ous êtes irrités " , écrivait-il, en réponse aux plaintes des membres de l'Association, « de voir des hommes de basse extraction devenir capitaines de cavalerie. Je n'aurais pas demandé mieux que de voir dans mon armée des gentilshommes ; mais pourquoi n'y paraissent-ils pas ? 11 faut agir, à présent, et mieux vaut des gens du commun à la tète des troupes que de les laisser sans chefs ; et l'important est d'avoir des soldats sobres, fidèles, consciencieux dans l'accomplissement de leurs devoirs, tels que seront les miens, je l'espère. » Ces quelques lignes donnent une idée aussi précise que vivante de ce Cromvvell, qui tenait bien plus du soldat que du réformateur religieux, bien que son génie l'emporte en dehors de ses sympathies aristocratiques et de ses idées conservatrices, et prévoie la révolution sociale qui devait sortir de la guerre. ''• J'aimerais mieux r , s'écria-t-il une fois avec impatience, " un capitaine vêtu d'un simple drap roussàtre et grossier, qui sait pourquoi il se bat et aune sa cause, que ce que vous appelez un gentilhomme et qui n'est que cela ; croyez cependant que je ne méprise nullement un gentilhomme digne de ce nom « , ajouta-t-il par une sorte de retour à ses sentiments ordinaires.

LA XOUVELLE ARMEE. 105

Le même esprit pratique se fit jour à l'occasion d'une réforme qui eut des résultats encore plus immédiats. Malgré sa haine violente pour le clergé anglican, et sa part active aux changements apportés à la constitution de l'Église, Cromwell, comme la plupart des chefs parlementaires, semblait se contenter du nouveau presbytérianisme, ce qui le faisait très-bien voir des presbytériens. Lord ALmchester consentit même à lui laisser la libre direction de son armée. " Cet homme n , écrivait, en parlant de Cromuell, l'Ecossais Baillie, « cet homme est un esprit sage, actif, universellement aimé et connu pour sa piété et son courage indomptable. r> Mais la haine des presbytériens contre les dissidents était aussi profonde que celle de Laud lui-même ; et pourtant les non-conformistes croissaient en nombre, chaque jour, sous l'influence des idées régnantes de liberté des cultes. Cromuell résolut le problème à sa manière, c'est-à-dire en homme purement pratique. Comme il avait besoin de bons soldats et d'hommes dévoués, cela suffisait pour lui faire admettre parmi ses Côtes de fer des indépendants, des baptistes et des niveleurs. « Vous les respecteriez, si vous les voyiez », répondait-il aux presbytériens effrayés, qui les accusaient d'anabaptisme et d'esprit révolutionnaire; « ce ne sont pas des anabaptistes, mais d'honnêtes et sincères chrétiens; ils s'attendent à être traités comme des hommes, r,

Il allait bientôt (grâce cà la révolution sociale à laquelle nous avons déjà fait allusion) être amené peu à peu à considérer les choses à un point de vue beaucoup plus large et plus élevé, t^ L'Ktat ^ , dit-il hardiment, « ne doit faire aucune attention, dans le choix de ses serviteurs, à leurs opinions particulières ; s'ils sonthonnètes et fidèles, cela suffit. » Mais il s'occupait à cette époque beaucoup plus de son nouveau régiment que de théories politiques. Aussi, dès qu'il s'agit d'en venir aux mains, les Côtes de fer se montrèrent-ils supérieurs à tous les corps d'armée connus jusqu'ici. « Ils n'ont jamais été battus ! " disait fièrement Cromuell, à la fin de la guerre, et il avait raison. A VVinceby, ils chargèrent en chantant des psaumes; grâce à eux, le Lincolnshire se trouva débarrassé des Cavendish, et les comtés de l'Ouest furent délivrés de la crainte du comte de Neivcastle ; à Marston Moor, les Côtes de fer avaient tenu tête au prince Rupert et l'avaient battu; enfin, ce ne fut que la résistance de Manchester qui les empêcha à Neivbury d'achever la ruine de Charles.

La Nouvelle Armée. — Cromwell avait montré ses talents d'organisateur en formant le régiment des Côtes de fer, son génie militaire à Marston Moor; Newbury le révéla comme chef politique. « Si nous ne donnons pas une plus vive et plus énergique impulsion à la guerre » , ditil aux Communes après sa querelle avec Manchester, « et si l'on ne renonce pas à ces atermoiements perpétuels, nous nous rendrons odieux au pays, comme ces soldats de fortune qui s'en vont chercher aventure au delà

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des mers, et l'on finira par haïr jusqu'au nom même de Parlement. « Mais avec de pareils chefs, toute action énergique était impossible. " Ils ont peur de vaincre" , disait Cromwell. En effet, ils ne voulaient pas écraser Charles, mais l'obliger, en lui conservant autant que possible son ancienne autorité, à rentrer dans son rôle de roi constitutionnel. Leur vieille fidélité à la personne royale les entravait à chaque instant; ils évitaient toute apparence de trahison : « Si le Roi est vaincu '> , alléguait Manchester à Xeubury, « il sera roi quand même ; si nous perdons la bataille, il nous fera tous pendre comme traîtres." La réponse de Cromwell dut paraître abominable au loyalisme de Manchester : " Si je rencontre le Roi dans la mêlée, je le viserai avec mon pistolet comme le premier venu. -

L'armée, Comme il l'avait déjà fait remarquer longtemps auparavant à Edgehill, n'était pas en mesure de prendre l'offensive; et il démontrait que jusqu'à ce qu'elle eût été entièrement réorganisée et soumise- à une discipline plus sévère, on ne devait s'attendre à aucun véritable succès. La première mesure à prendre était tout d'abord de changer les officiers. L'armée se trouvait entre les mains des membres des deux Chambres; aussi Cromwell çt Vane présentèrent- ils un Acte de renonciation déclarant la jouissance de tout office civil ou militaire incompatible avec le mandat de député. Après une longue el violente résistance que justifièrent plus tard les résultats politiques de la rupture du lien qui avait uni jusqu'alors l'armée au Parlement, il fallut bien céder au courant irrésistible de l'opinion publique.

Le vote de celte nouvelle ordonnance amena la retraite d'Essex, de Manchester et de IValler, et l'armée, rapidement réorganisée, fut placée sous les ordres de sir Thomas Fairfax, le héros de la longue lutte dans le Yorkshire , qui s'était illustré par sa victoire de Xanlwich et par sa bravoure à Marston Moor. Pour former la nouvelle armée (qu'on appela le Nouveau Modèle), on s'était servi du système suivi par Cromwell pour son régiment des Côtes de fer, mais sur une beaucoup plus large échelle. 11 fallait trouver, selon l'expression de Cromvvell, t vingt mille honnêtes soldats ». — « Soyez prudents » , écrivait-il, « dans le choix de vos capitaines de cavalerie et des gens qui composeront les escadrons; la qualité vaut mieux que la quantité. Des chefs pieux et honnêtes trouveront toujours d'honnêtes soldats. » Aussi les officiers de la Nouvelle Armée présentaient-ils un curieux mélange de toutes les classes de la société. La plupart appartenaient à la petite noblesse ou à la haute aristocratie, comme les Moutagu, les Pickering, les Fortescue, les Sheffield, les Sidney et d'autres semblables; mais à côté on trouvait, bien qu'en moins grand nombre, des gens tels que Euer, qui avait été garçon d'auberge, le camionneur Okey et Rainsborough, un ancien « patron de barque " . Toutes les communions étaient représentées, grâce à un article de la loi de réorganisation de l'armée,

qui avait permis à Fairfax de dispenser les hommes d'une piété reconnue de signer le Covenant. Parmi les fermiers des comtés de l'Est qui formaient la masse des simples soldats, on trouvait même presque tous les genres de dissidence. Les officiers de cette armée étaient extraordinairement jeunes; il y en avait bien peu parmi eux qui eussent, comme Cromuell, dépassé la moyenne ordinaire de la vie des hommes. Fairfax n'avait que trente-trois ans, et la plupart des colonels étaient encore plus jeunes. Mous verrons plus tard quelle était la couleur politique de la Nouvelle Armée; elle ne songeait, pour le moment, qu'à poursuivre la guerre avec vigueur et à la terminer le plus vite possible.

Au moment même oii Fairfax était prêt à reprendre les hostilités, la politique de Charles I" vint anéantir les espérances des partisans de la paix. Depuis Xevvbury, le Parlement était divisé en deux partis : celui de la guerre et celui de la paix; les commissaire^ écossais, soutenus par ce dernier, avaient même ouvert de nouvelles négociations avec Charles, à Uxbridge; elles durèrent six mois, au bout desquels le Roi retira, au printemps, toutes les espérances de concession qu'il avait fait entrevoir durant l'hiver. Il croyait l'armée parlementaire presque dissoute et ruinée par la nouvelle organisation, et il venait d'apprendre la nouvelle des succès de Monlrose en Ecosse sur les troupes du marquis d'Argyle, écrasées à Inverlochy : « Avant la Gn de l'été ^ , écrivait le vainqueur, ^ je serai en mesure de venir au secours de Votre Majesté avec mes braves soldats. »

Les négociations d'Uxbridge furent immédiatement rompues, et, quelques mois plus tard, le Roi ouvrit la campagne en marchant vers le Nord dans l'espoir d'opérer sa jonction avec Montrose; Leicester fut emporté d'assaut; le Roi fit lever le siège de Chester et menaça les comtés de l'Est; aussi Fairfax, qui avait espéré le bloquer de nouveau dans Oxford, se hàta-t-il de suivre ses traces. Cromuell, à qui le Parlement avait permis de garder pour quelques jours son commandement, rejoignit Fairfax au moment oii il atteignait le Roi, et son arrivée fut saluée par les acclamations enthousiastes des soldats. Les deux armées se rencontrèrent à Naseby, au nord-ouest de Northampton. Le Roi était impatient de se battre : « .Mes affaires n'ont jamais été aussi brillantes», s'écriat-il, et le prince Rupert se montrait aussi impatient que son oncle. Du côté des parlementaires, Cromvvell lui-même doutait du succès de la nouvelle organisation, a Lorsque je vis à Naseby », écrivait-il plus tard, a l'ennemi se ranger et s'avancer en bon ordre contre nous, pauvres êtres ignorants, qui cherchions à nous former tant bien que mal en bataille, je ne pus m'empêcher, tout en m'occupant de mes hommes (car le général en chef m'avait chargé de commander la cavalerie), de remercier Dieu en souriant, persuadé qu'il nous accorderait la victoire, et qu'il se servirait de nous qui n'étions rien pour anéantir ceux qui se croyaient

tout. Telle était ma conviction, et Dieu l'a confirmée, n (14 juin 1645.) La bataille commença parune charge furieuse duprince Hupert quiescalada les positions de l'ennemi, mit en déroule l'aile commandée parireton, tandis que l'infanterie royale, après une seule décharge de mousqueterie, cessait le feu et tombait à coups de crosse sur Fairfax et le centre des puritains qui durent reculer pied à pied. Mais les Côtes de fer étaient vainqueurs à l'aile gauche; en une seule charge, ils débandèrent le corps decavalerie de Langdale qui avait déjà fui devant eux à Marston Moor, et Cromwell, sentant qu'il pouvaitcompter sur ses soldats, fondit sur les flancs de l'infanterie ennemie qui se croyait victorieuse. Une panique de la réserve de l'armée royale décida du sort de la journée; elle s'enfuit du champ de bataille. En vain Rupert donna-t-il encore avec ses troupes, épuisées par la poursuite de l'ennemi; en vain Charles appela-t-il ses soldats, dans un accès de désespoir, " pour faire encore une charge " , la bataille était définitivement perdue : l'artillerie, les bagages et même les papiers du Roi tombaient aux mains des ennemis; cinq mille hommes furent fiiits prisonniers, et deux mille seulement purent suivre leur souverain dans sa fuite éperdue à travers les comtés de l'Ouest.

C'était, pour ainsi dire, la fin delà guerre; tandis que Charles errait à l'aventure, cherchant de nouvelles troupes, Fairfax marcha en toute hâte sur le Somersetshire, mit en déroute les forces royales à Langpoyt et se trouva en trois mois maître de l'Ouest. Une victoire à Kilsyth, qui livra pendant quelque temps l'Ecosse à Montrose, jeta un dernier rayon de gloire et d'espérance sur la cause royale ; mais la reddition de Bristol et la dispersion de la dernière armée que Charles eût pu réunir au moment où elle tentait de délivrer Chester, furent suivies par la terrible nouvelle de l'écrasante et irréparable défaite du « Grand Marquis » à Philiphaugh (septembre 1645).

Arrêtons-nous un instant sur un épisode qui nous montre les combattants des deux parfis sous leurs plus nobles côtés. Cromwell «passade longues heures en prière devant Dieu i , avant d'ordonner l'assaut deBasing-House, oii le marquis de Winchester avait bravement tenu pour le Roi pendant toute la guerre. L'assaut vainquit sa résistance, et l'héroïque vieillard royaliste fut fait prisonnier dans sa maison en flammes. Il éclata alors, rapporte un puritain, témoin de la scène, et dit : « Que si même le Roi n'avait plus rien possédé en Angleterre que Basing-House, il serait prêt cà refaire ce qu'il avait fait, c'est-à-dire à le défendre jusqu'à la dernière extrémité, car Basing-House est synonyme àejidélifé. » Charles était tout à fait indigne d'un pareil dévouement. La saisie de ses papiers à Naseby avait déjà dévoilé ses intrigues avec les catholiques irlandais, lorsque le Parlement révéla à l'Angleterre 'que son souverain avait recherché, non plus seulement la neutralité, mais le secours dos rebelles au prix de toutes sortes de concessions. Charles s'était humilié honteusement sans aucun

profit, car les Irlandais arrivaient trop tard pour lui rendre service. Au printemps de l'année suivante (1646), les quelques régiments, restés fidèles au Roi furent cernés et dispersés à Stow : » Vous êtes arrivés à vos fins » , dit amèrement sir Jacob Astley aux vainqueurs ; t; vous pouvez « prendre du bon temps, à moins que vous ne vous déchiriez les uns les « autres. "

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