I.A GLEIIRE AVEC LA HOLLAXDE
siastiquc ne pouvaient être suspendues, sauf par le consentement des deux: (Ihambres « , et refusèrent le vote du budget jusqu'à ce que la Déclaration eut été retirée. Le Roi céda ; mais à peine l'avait-il retirée, que VAele du Test passa sans opposition aux Communes et à la Chambre des lords ; cette loi exigeait que tout homme appelé à une fonction civile ou militaire prêtât le serment de fidélité, reconnût la suprématie de la couronne en matière religieuse, se dédariit contre la transsubstantiation et prît la communion suivant les rites de l'Kglise d'Angleterre. Clifford conseilla immédiatement une résistance énergique, et Ikickingham parla étourdiment d'appeler l'armée à Londres ; mais Arlington, voyant que tout espoir de réaliser le Grand Projet était perdu, pressa Charles de céder. Le Roi avait encore la ressource d'une dissolution, mais il était à craindre qu'un nouveau Parlement fût plus violent encore que le précédent, et Charles se résigna. Le duc d'York se déclara catholique et se démit de ses fonctions de lord amiral ; une populace furieuse se massa autour de la maison du lord trésorier Clifford en apprenant qu'il avait, lui aussi, fait profession de catholicisme et renoncé à sa charge. Les démissions arrivaient de tous côtés par centaines, tant de l'armée que des divers services civils. L'effet en fut prodigieux sur le public : « Je n'ose écrire les étranges choses que l'on répète par la ville ^ , disait Evelyn. Ces démissions montraient quels dangers on avait courus. Dès lors, on perdit toute confiance en Charles II : c; Le Roi » , disait Shaftesbury avec amertume, « comme simple particulier, aurait certainement passé pour un homme bien né, d'excellente éducation et d'un bon naturel; mais il s'est si mal conduit comme prince, qu'il n'y a personne au monde, homme ou femme, qui ose compter sur lui et ait la moindre confiance en sa parole ou en son amitié. »