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jamais à l'abrogation du Test. On pouvait, il est vrai, entraîner la Chambre des lords, en créant une nouvelle fournée de pairs. « Il est possible • , disait le ministre lord Sunderland à Cburcbill, c. qu'on fasse un jour appeler votre corps de cavalerie ta la Chambre des lords. " Mais il était plus difficile d'avoir une Chambre basse complaisante à la volonté royale. Aussi les lords gouverneurs reçurent-ils l'ordre d'organiser l'administration des bourgs électoraux de façon à assurer l'élection des candidats (|ui s'engageaient à voter l'abrogation de la loi du Test, et de se renseigner sur les votes des magistrats de chaque comité. La moitié refusa d'obéir, et un grand nombre de grands seigneurs, les comtes d'Oxford, de Shrewsbury, de Dorset, de Derby, de Pembioke, de Rutland, d'Abergavenny, de Thanet, de Northampton et d'Abingdon, furent immédiatement destitués. Les magistrats répondirent à ceux qui les interrogeaient qu'ils voteraient selon leur conscience et enverraient au Parlement des hommes décidés à protéger la religion protestante. Malgré tous les règlements, on vit bientôt qu'il était impossible de former des corps municipaux disposés à faire nommer des représentants prêts à seplier à la volonté royale. Aussi tout projet de réunir un Parlement fut-il abandonné, et les courtisans les plus bigots conseillaient eux-mêmes la modération on présence de l'hostilité passionnée que Jacques devait s'attendre à rencontrer chez les lords, dans la petite noblesse et les classes commerçantes.
Le clergé seul hésitait à se mettre on révolte ouverte contre le souverain ; même les actes de despotisme de la commission n'avaient pu détacher de la couronne ceux qui prêchaient tous les dimanches l'obéissance passive envers le pire des rois. Mais Jacques voulait plus que l'obéissance passive. Le clergé refusant de soutenir ses plans, il se considérait comme dégagé de ses promesses envers l'Eglise établie, et il résolut de l'attaquer dans les grandes institutions qui lui avaient servi jusqu'à présent de forteresses. Gagner les Universités au catholicisme, c'était s'emparer des seules maisons d'éducation dirigées par le clergé anglica:i. Cambridge cependant échappa assez facilement : un Bénédictin qui s'était présenté avec des lettres royales le recommandant pour être élevé au grade de maître es arts, fut repoussé sur son refus de signer les articles; le vice-chancelier paya de la perte de sa dignité cette injure faite au lloi. Mais Oxford se trouva en butte à une attaque beaucoup plus violente et plus acharnée. Le directeur de University Collège, qui se déclara converti, fut autorisé à conserver ses fonctions, au mépris de la loi, et Massey, catholique ardent, se présenta avec l'appui de la couronne comme candidat au décanat de Christ Church. Magdalen, le plus riche collège d'Oxford, ayant perdu son proviseur en 1687, Jacques recommanda un certain Farmer, catholique ardent, mais de mœurs scandaleuses, et qui n'avait pas même les titres nécessaires pour remplir cette charge. Les fellows protestèrent, et, sur le refus du Roi d'avoir égard à leur protestation, choisirent l'un d'eux, nommé Hough, comme directeur. Lacom-