L;\ MISE D’AMIE AS
île semer la discorde entre les barons ; il avait contre lui Glocester et le parti féodal qui s’était rapproché du Roi. Henri III fait aussitôt acte de soumission au Pape, dont il reçoit l’absolution, s’empare de la Tour, et enjoint aux populations des comtés de refuser obéissance aux fonctionnaires nommés par les barons (1261).
La lutte contre la couronne. — Malgré cette trahison, Lcicester ne se montrait nullement disposé à accepter les faits accomplis ; un instant exilé, il trouva à son retour les barons irrités des mesures despotiques de Henri, et délivrés, par la mort de Glocester, d’un chef qui faisait obstacle à toutes les réformes. Au parlement de Londres, la guerre civile paraissait imminente, lorsqu’on se décida, malgré Simon, à faire un compromis par lequel les barons et le Roi s’eu remettaient à l'arbitrage de saint Louis. Mais une défiance mutuelle empêchait tout accommodement durable.
La campagne d’Edouard à la tête de l’armée royale contre Llewelyn, prince de Galles ( 1263), fut considérée comme une menace par la noblesse anglaise ; aussi le comte Simon ravagea-t-il les Marches Galloises, et alla-t-il jusqu’à mettre le siège devant Douvres ; il se sentait soutenu parles populations urbaines Le nouvel esprit démocratique que nous avons déjà remarqué chez les Frères mendiants poussait les classes industrielles et commerçantes à prendre part à l’administrationmunicipale confiée jusqu’ici aux membres les plus riches de la corporation marchande ; bien plus, à Londres et dans d’autres villes, une révolution, que nous raconterons plus tard en détail, avait fait tomber le pouvoir aux mains des plus basses classes. Les communes (c’est ainsi qu’on appelait ce nouveau genre de gouvernement municipal) montrèrent un dévouement enthousiaste à la cause du comte Simon. La Heine fut même assaillie à coups de pierres par une populace furieuse, pour avoir tenté de s’échapper de la Tour, et les bourgeois de Londres prévinrent un coup de main du Roi pour s’emparer de la personne de Montfort, en brisant les portes de Soulhivark, fermées par quelques riches bourgeois, en délivrant le comte, et en l'emmenant dans la Cité, où il fut accueilli avec des transports de joie. Cette immense popularité fortifiait chaque jour la situation politique de Simon, en dépit de l’hostilité de la noblesse, qui lui reprochait de chercher des alliés contre elle dans les couches inférieures de la société, et elle lui permit de supporter sans broncher le coup le plus rude qui eût été porté jusque-là à la cause de la liberté.
La Mise d’Amiens. — Saint Louis, qui avait été choisi comme arbitre entre les deux parties adverses, se prononça tout à fait en faveur de Henri III: les a Provisions <T Oxford se trouvèrent du coup entièrement annulées ; on rendit à la couronne le droit de nommer ou de destituer les fonctionnaires; le Roi fut autorisé à rappeler les étrangers, selon qu’il jugerait à propos et
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