‹ Histoire du peuple anglais (tome 1)Chapitre 137 sur 255 · LA GUERRE DE L’INDEPENDANCE ÉCOSSAISE · texte numérisé non relu

LA GUERRE DE L’INDEPENDANCE ÉCOSSAISE

d’une pluie de flèches, ils se dispersèrent bientôt dans le plus complet désordre (1333).

Cette bataille décida du sort de Bervvick, qui, seule de toutes les conquêtes d'Edouard, resta définitivement à la couronne d'Angleterre et fut considérée, malgré son peu d’importance, comme représentant légalement le royaume dont elle avait fait autrefois partie; aussi eut-elle comme l’Ecosse son chambellan, son chancelier et ses autres officiers de la couronne. Les actes du Parlement rendus pour l’Angleterre et pour la a ville de Berwick sur la Tweed * conservèrent le souvenir de cette singulière fiction. Balliol, rétabli sur le trône par les vainqueurs, les en récompensa par la cession des Basses Terres. Pendant trois ans, Edouard persista dans sa ligne de conduite, conservant des troupes dans le sud de l’Ecosse et soutenant le vice-roi Balliol contre les Douglas et les autres nobles qui tenaient encore pour la famille Bruce. Sa persévérance fut loin d’être couronnée de succès ; la guerre avec la France sauva l’Ecosse en poussant toutes les forces de l’Angleterre sur le continent. Le parti national releva la tête. Balliol se trouva de nouveau sans un seul partisan et se retira à la cour d’Edouard III, tandis que David Bruce rentrait dans son royaume et recouvrait peu à peu les principales forteresses des Basses Terres. La liberté de l’Ecosse était désormais assurée. Cette guerre de conquête d’un côté, et de l’autre cette lutte pour l’indépendance nationale, se transformèrent en une misérable querelle de voisinage qui devint un .simple épisode du grand débat entre l’Angleterre et la France.

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