Voy. t. II, p
3. Idées analogues chez lehaumélek, roi de Byblos, Corpus inscr. semit., V partie, nM.
10 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [720 av. J.-C]
hommes de Dieu, c'est-à-dire des prophètes. Ézéchias ne fit donc que suivre l'indication d'événements qui pour lui étaient la manifestation évidente de la volonté de lahvé, la prise de Samarie, la captivité de Hosée. Il n'y eut pas deux hommes dans Ézéchias. Il y eut un convaincu, que des signes plus ou moins évidents frappèrent. Si Salmanasar n'eût pas fait sa campagne de Syrie, il est probable que Jérusalem eût continué, malgré Isaïe et Michée, à se traîner dans l'espèce de médiocrité religieuse d'où elle ne réussissait pas à sortir. Que dis-je? Sans les grands événements qui semblèrent la justification des oracles iahvéistes, Isaïe et Michée n'eussent point été ce qu'ils furent. lahvé est le Dieu vivant de l'histoire, le Dieu qui gouverne le monde. Il triomphe par l'histoire; les grandes révolutions du monde sont ses manifestations.