‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 160 sur 348 · Voir ci-dessus, p. 45 et suiv · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p. 45 et suiv

[615 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 249

Heureux l'homme qui ne va pas au rendez-vous des méchants^, Qui ne se tient pas dans la voie des pécheurs, Et ne s'assied jamais sur le banc des frivoles,

Mais qui cherche tout son plaisir en la loi de lahvé, Oui la médite jour et nuit.

Il est comme un arbre planté au bord des eaux-, Qui donne son fruit en son temps, Et dont les feuilles ne se fanent jamais. Tout ce qu'il fait réussit.

Les méchants ne sont pas comme cela;

Ils sont comme la paille que le vent emporte.

Voilà pourquoi ils n'ont pas d'assurance au jour du jugement; Les pécheurs ne sauraient figurer dans le groupe des justes.

Car lahvé s'occupe du sort des justes;

Quant au sort des méchants, c'est la perdition.

Cette poésie de reproches tendres, ces plaintes amères de justes toujours irrités de la prospérité de méchants et en susceptibilité avec leur Dieu s'il ne leur fait pas gagner leurs procès, nous paraissent d'une certaine monotonie. Le défaut des Psaumes est de trop bien exprimer un des traits du caractère juif, qui est la tendance à se plaindre, Téternelle lamentation, l'appel à l'Éternel pour des persécutions souvent imaginaires. Ce défaut date surtout des temps de Jérémie et de Josias. L'inspiration religieuse, si haute encore en ce siècle troublé,

i . Psaume i.

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