Jér., XLYI, M
A, HDT.
b05av. J. C.J LE ROYAUME DE JUDA SEUL. -283
se donner le plaisir d'annoncer à l'Egypte la visite du vainqueur ^ Ses plaisanteries sont atroces. L'Egypte est une belle génisse; un taon du Nord va venir la mettre en rage. Ses mercenaires étaient là, dans les basses terres du Nil, cantonnés comme des bœufs à engraisser. Malheur à eux!
A partir de ce moment, le géant sombre de Jérusalem a trouvé son homme. Nabuchodonosor est pour lui un serviteur de Dieu^% un ministre de Dieu, exécutant ses arrêts. Il ne parle de lui qu'avec une sorte de terreur religieuse. La théorie des fléaux de Dieu, si chère aux Pères de l'Église, commence. Dieu frappe les peuples avec des instruments terribles, qu'il brise après s'en être servi. 11 punit par des hommes qu'il punit ensuite à leur tour. Cette philosophie de l'histoire, qui est devenue celle de Bossuet et du catholicisme moderne, a bien Jérémie pour auteur. Dans les surates de Jérémie antérieures à la ruine de Jérusalem, on ne trouve pas clairement exprimée la contre-partie du fléau brisé à son tour 3; mais, après la captivité, les disciples