Isaïe, XXX
G. Cant. d'Ézéchias (dans Isaïe, xxxviii), verset 20, n'implique pas une musique liturgique réglée.
20 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [710 av. J.-C]
n'étaient pas favorables àTapplication de Fart à la religion. Leur culte était tout abstrait. A quoi bon ces pompes, cetappareil extérieur? Dieu ne demande à l'homme quelajusticeetlapuretéducœur.
Les utopies socialistes ont besoin, pour se développer librement, d'un temps assez prospère. On ne déclame bien à son aise que quand on n'est pas trop malheureux. Quoi qu'en dise Isaïe dans ses moments de mauvaise humeur, le gouvernement réalisait la mesure d'ordre et de justice dont le pays et le temps étaient capables. Mais les grandes races sont insatiables; elles réclament toujours contre l'insuffisance de la dose de liberté et d'égalité qui leur est départie. Il n'est pas bon de se résigner facilement. L'état d'inquiétude sacrée où vivaient les prophètes était le grand propulseur religieux du génie de ce peuple, la garantie de son avenir. L'impossibilité des rêves qui empêchaient de dormir ces prodigieux agitateurs ne pouvait se découvrir encore. Ils voulaient la justice. Il fallait du temps pour arriver à voir que les abus qu'ils appelaient injustices tiennent aux conditions d'existence de la nature et qu'il faudrait supprimer la vie humaine pour les supprimer.