Ézéch., VIII, 1 ; xiv, 1 ; xx
qui se développera plus tard encore, et tout à fait à la décadence d'Israël.
Le char mystérieux, la sainte merkaha d'Ézéchiel* portait avec elle le germe de beaucoup d'aberrations. Les cherub et les symboles du sanctuaire en fournirent les éléments principaux. Il est admissible aussi que les taureaux symboliques du style assyrien, qu'Ézéchiel avait pu voir, aient influé sur ses conceptions. Toujours est-il que des monstres nouveaux viennent à cette époque troubler l'imagination d'Israël, jusque-là si eurythmique et si pure. La mesure, qui s'impose aux prophètes du siècle d'Ézéchias, même aux heures de leurs plus grands emportements, a presque disparu. Une sorte de romantisme apparaît, en opposition avec le goût, classique à sa manière, de Tanciennc littérature. Le style d'Ézéchiel est inférieur de tout point à celui des écrivains du viir et du vir siècle. L'image est souvent baroque et manque son effet. Quelquefois, cependant, elle est d'une force extraordinaire". Unefouledeces mots frappés qu on appelle bibliques viennent d'Ézéchiel. L'Apocalypse de Patmos n'est qu'un décalque des apparitions grandioses du fleuve Gobar. Le christianisme doit à
1. Comparez la monnaie dont il est question t. I,p. 187, note I.