‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 232 sur 348 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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•2. Jér., XXXVIII, 4.

350 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [590 av. J.-C]

des cas où la sagesse est de laisser faire les fous. Puis, la violence de son langage dépassait toute borne. Le véritable analogue des prophètes, en notre temps, on ne peut trop le répéter, ce sont les journalistes du style le plus effréné. Jérémie ressemblait beaucoup à des personnages que nous avons connus; c'était un Félix Pyat, doublé d'un jésuite implacable. Même sa prière, il en était avare. A l'approche de Nabuchodonosor, Sédécias envoya loukal, fils de Sélémiah et le prêtre Sefaniah fils de Maaseïah pour lui dire : « Adresse-toi pour nous à lahvé; peut-être lahvé fera-t-il quelque miracle, comme il en a tant fait autrefois, afin que l'ennemi se retire^ y>, La réponse de Jérémie fut désespérante : l'arrêt de lahvé est irrévocable; tous seront tués sans merci. Une autre fois^, le voyant sinistre engage ceux qui désirent sauver leur vie à se rendre aux Ghaldéens; les autres n'auront de choix qu'entre l'épée, la famine et la peste. Dans les entrevues qu'il avait avec Sédécias % il lui offrait la perspective de la vie sauve et même de faveurs ou de funérailles honorables, s'il voulait faire sa sou-

1. Jér., XXI, 1-7, et xxxvii, 3 et suiv. H a là des confusions de personnes. Pashour est une erreur; îT^Dte = n^DTw. Cf. xxxviii, 1.

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