‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 244 sur 348 · DERNIERES CONVULSIONS DE JUDA · texte numérisé non relu

DERNIERES CONVULSIONS DE JUDA

La position de Juda, après la prise de Jérusalem, était, à beaucoup d'égards, semblable à celle d'Israël après la ruine de Samarie. Une circonstance, cependant, tout à l'avantage de Juda, établissait entre les deux situations une notable différence. Après la prise de Samarie et la transportation des dix tribus, le gouvernement ninivite ne se préoccupa nullement des Israélites, nombreux sans doute, qui restaient dans le pays. Il amena des colons étrangers, qui ne continuèrent que faiblement la conscience israélite. Il n'en fut pas de même pour Juda. Nabuchodonosor laissa derrière lui un gouverneur chaldéen, qui s'occupa très réellement des affaires du pays et bientôt les confia à un indigène. De plus, le gouvernement babylonien n'éta-

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blit pas en Judée de colons étrangers. De la sorte, Juda vaincu traversa les convulsions du mourant, tandis qu'Israël vaincu fut, en quelque sorte, décapité d'un coup.

Les difficultés pour Nabuzaradan renaissaient tous les jours. Les campagnes de Juda étaient remplies de corps francs, composés en grande partie des hommes qui étaient sortis avec Sédécias. Les piétistes, opposés à tout ce qui était militaire, paraissent avoir été très sévères pour eux. Ézéchiel entendit parler de leurs méfaits, de leurs manquements à la Thora, « qui les empêcheront à jamais de posséder le pays* ». Ces hommes, en effet, trouvaient à vivre avec une très grande difficulté; ils torturaient la population pour se faire découvrir les silos 011 étaient les provisions cachées. Nabuzaradan leur donna la chasse; il en prit sept cent quarantecinq, qui furent à leur tour transportés^

L'usage des conquérants assyriens et chaldéens n'était pas de laisser des garnisons dans les pays vaincus. Les corps de l'armée qui avait fait le siège furent rappelés ou obligés de partir. Nabuzaradan eut recours alors à un expédient conforme à la politique de son pays. Bien différents des Romains,

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