Hérodote, I, 186. Comparez les chaînes de Stamboul
3. L'hypothèse d'emprunts considérables faits par les Juifs à l'Orient, durant la captivité, est fondée sur une conception tout à fait erronée de l'état d'esprit des Juifs et de leurs relations internationales pendant ce temps.
4-. Presque toutes les inscriptions de Nabuchodonosor sont relatives à ses constructions.
[580 av. J.-C] LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. 381
blie dans son état primitifs Les dernières années de Nabuchodonosor, en particulier, paraissent avoir été remplies par des travaux gigantesques, tels qu'en exige ce pays, à beaucoup d'égards semblable à l'Egypte, pour l'aménagement des eaux^ Rien ne prouve que les Juifs transportés y aient été employés. Leurs occupations paraissent avoir été bien plutôt agricoles. On les trouve dans les villages de Tell-Mélah, Tell-Harsa, Keroub- Addan, voisins, ce semble, de Babylonel Le commerce et rindustrie de Babylone étaient immenses. Ils excitaient la colère des prophètes^; mais il est fort possible que les parties laïques du peuple y fussent moins hostiles et même y aient pris une part active. Les rapports avec la population inférieure, qui parlait araméen, entraînèrent les émigrés vers celte langue, dont le domaine s'étendait à cette époque au bassin entier de l'Euphrate et du Tigre. Tous l'apprirent, sans perdre pour cela l'usage de leur idiome national. Les soferim continuèrent à écrire dans le vieux dialecte hébreu. Mais ceux mêmes qui parlaient et écrivaient en hébreu commirent désor-
1. Oppert, Ms^. de Mésopotamie j\, p. 202 et suiv. Schrader, p. 122.