Esclras, ch. ii; Ézéch., ch. xxxiv
38i HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [580 av. J.-C ]
taies et patriciennes avaient gardé toute leur morgue*; elles avaient juridiction sur les classes inférieures et les vexaient au nom des Chaldéens". L'équipage du retour fut celui d'une riche caravane, où ne manquaient ni les chanteurs ni les chanteuses^ Or cette richesse avait été acquise en Babylonie, et le peu d'empressement que mit la masse laïque à revenir vint sûrement de ce bienêtre, qui, dès les premières années, dut se laisser pressentir. Beaucoup de pauvres, au contraire, furent obligés pour vivre de se vendre comme esclaves. Les hommes pieux regardaient comme un devoir de se cotiser pour les racheter*.
Les rapports d'Israël avec les classes supérieures de Babylonie furent presque nuls. Beaucoup de Juifs s'engagèrent dans la domesticité de la noblesse chaldéenne et prirent des noms chaldéens sans s'inquiéter du paganisme que ces noms impliquaient^ Gela n'impliquait aucune apostasie et n'était pas plus choquant que quand des Juifs